Promouvoir l’investissement en faveur du développement durable
A/RES/74/199
5.
Considère que les investissements étrangers directs peuvent avoir des
retombées positives, sous forme, en particulier, de savoir-faire et de technologie,
notamment en établissant des liens avec les fournisseurs nationaux, ou encore en
encourageant l’intégration des entreprises locales, en particulier les microentreprises
et les petites et moyennes entreprises, dans les chaînes de valeur régionales et
mondiales ;
6.
Souligne que les investissements étrangers directs peuvent avoir des effets
divers sur les objectifs de développement durable et insiste sur la nécessité de mieux
harmoniser ces investissements avec les politiques nationales et les stratégies
nationales de développement durable ;
7.
Considère qu’il est nécessaire d’élaborer des politiques et de renforcer
celles qui existent et, au besoin, d’améliorer les cadres réglementaires pour mieux
harmoniser les mesures incitatives destinées au secteur privé avec les objectifs de
développement durable, notamment en incitant le secteur privé à adopte r des
pratiques durables et à privilégier les investissements de qualité à long terme ;
8.
Encourage les efforts nationaux et internationaux visant à intégrer la
durabilité dans le système financier et, partant, à continuer de réorienter les flux de
capitaux vers des investissements qui sont durables d’un point de vue économique,
social et environnemental ;
9.
Engage les acteurs financiers, à tous les niveaux, à œuvrer à
l’établissement de pratiques financières inclusives, représentatives et responsables,
notamment en ce qui concerne la transparence, l’information et les normes, selon le
cas ;
10. Se félicite des progrès faits par de nombreux pays pour créer des conditions
plus favorables à la participation et à l’investissement du secteur privé, mais note que
davantage peut être fait pour instaurer un climat favorable aux affaires et à
l’investissement qui soit propre à susciter la participation et les investissements du
secteur privé en faveur du développement durable, notamment en intensifiant la lutte
contre la corruption ;
11. Réaffirme qu’une répartition plus égale des ressources économiques entre
hommes et femmes peut donner à celles-ci les moyens de générer des revenus et
entraîne des effets multiplicateurs positifs sur la croissance économique en permettant
qu’elle soit inclusive, équitable et durable, et rappelle à cet égard que les mesures et
les investissements doivent être ciblés ;
12. Reconnaît l’importance que revêt la coopération du secteur privé avec les
organisations nationales, internationales et intergouvernementales, les États Membres
et les autres parties prenantes, le cas échéant, pour que les objectifs de développement
durable soient réalisés de manière effective, responsable et concertée ;
13. Note l’importance des pratiques d’entreprise viables à terme, incluant
notamment les facteurs environnementaux et sociaux et les questions de gouvernance
dans la publication des résultats, selon le cas, les pays décidant du juste équilibre
entre règles facultatives et obligatoires, et encourage les entreprises à adopter des
principes de responsabilité dans l’activité et l’investissement ;
14. Considère qu’il importe que les entreprises établissent des rapports sur
leur durabilité, les engage, en particulier les entreprises cotées en bourse et les
grandes entreprises, à intégrer dans leurs rapports périodiques des informations sur la
viabilité et le devoir de diligence, engage les industriels, les gouvernements intéressés
et les acteurs compétents, agissant avec le concours du système des Nat ions Unies,
selon qu’il conviendra, à perfectionner les modèles de pratiques optimales existants
et à en élaborer d’autres et à faciliter l’intégration de ces informations dans les
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