A/RES/60/204
Réaffirmant son engagement en faveur de systèmes monétaires, financiers et
commerciaux bien gérés, équitables et transparents, et son attachement à un système
commercial et à un système financier multilatéraux ouverts, équitables, réglementés,
prévisibles et non discriminatoires,
1.
Prend acte du rapport du Secrétaire général 4 ;
2.
Réaffirme que l’Organisation des Nations Unies doit jouer un rôle décisif
dans la promotion de la coopération internationale pour le développement et les
efforts visant à assurer la cohérence, la coordination et la réalisation des buts et
mesures convenus par la communauté internationale, et s’engage à renforcer la
coordination au sein du système des Nations Unies, en étroite coopération avec
toutes les autres institutions multilatérales financières, de commerce et de
développement, afin de favoriser une croissance économique soutenue, l’élimination
de la pauvreté et le développement durable ;
3.
Réaffirme également que la bonne gouvernance est indispensable au
développement durable ; que des politiques économiques rationnelles, des
institutions démocratiques solides adaptées aux besoins de la population et
l’amélioration de l’infrastructure sont le fondement d’une croissance économique
soutenue, de l’élimination de la pauvreté et de la création d’emplois ; et que la
liberté, la paix et la sécurité, la stabilité interne, le respect des droits de l’homme, y
compris le droit au développement, ainsi que l’état de droit, l’égalité entre les sexes,
l’application de politiques fondées sur le marché et un engagement global en faveur
de sociétés justes et démocratiques sont également des éléments essentiels et qui se
renforcent mutuellement ;
4.
Réaffirme en outre qu’une bonne gouvernance internationale est
indispensable au développement durable et qu’il importe, pour que l’environnement
économique international soit dynamique et porteur, de promouvoir une bonne
gestion des affaires économiques mondiales en prêtant attention aux tendances de la
finance, du commerce, des technologies et des investissements internationaux qui
ont des incidences sur les perspectives de développement des pays en
développement, et que la communauté internationale devrait à cet effet prendre
toutes les mesures nécessaires, notamment soutenir des réformes structurelles et
macroéconomiques, le règlement global du problème de la dette extérieure et
l’ouverture des marchés aux exportations des pays en développement ;
5.
Réaffirme que chaque pays est responsable au premier chef de son propre
développement, que l’on ne saurait exagérer le rôle des politiques et des stratégies
nationales de développement dans la réalisation du développement durable et que
les efforts fournis par les pays devraient être complétés par des politiques, mesures
et programmes d’appui mondiaux tendant à offrir aux pays en développement de
meilleures chances de développement, étant entendu qu’il ne faut pas méconnaître la
situation de chaque pays ni les prérogatives, les stratégies et la souveraineté
nationales ;
6.
Constate, en même temps, que les économies nationales sont aujourd’hui
imbriquées dans le système économique mondial et qu’une bonne utilisation des
possibilités de commerce et d’investissement peut entre autres aider les pays à
combattre la pauvreté ;
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