A/RES/57/176 victimes de la traite et leur réinsertion dans la société, notamment en leur donnant accès à une formation professionnelle, une assistance judiciaire et des soins de santé, et en prenant des mesures pour coopérer avec les organisations non gouvernementales en vue de la prise en charge des victimes sur les plans social, médical et psychologique ; 13. Encourage les gouvernements, agissant en coopération avec les organisations intergouvernementales et les organisations non gouvernementales, à lancer des campagnes visant à préciser quels sont les possibilités, les restrictions et les droits auxquels doivent s’attendre les migrants afin que les femmes puissent prendre leurs décisions en connaissance de cause et ne tombent pas victimes de la traite ; 14. Encourage également les gouvernements à renforcer leur collaboration avec les organisations non gouvernementales pour élaborer et exécuter des programmes efficaces de soutien, de formation et de réinsertion à l’intention des victimes de la traite, ainsi que des programmes offrant aux victimes ou victimes potentielles un abri et des services d’assistance téléphonique ; 15. Prie les gouvernements de prendre des dispositions pour que le traitement des victimes de la traite, en particulier des femmes et des filles, et que les mesures adoptées contre la traite des êtres humains, en particulier celles qui s’appliquent aux victimes de cette traite, respectent pleinement les droits fondamentaux de ces victimes et soient compatibles avec le principe internationalement reconnu de la non-discrimination, y compris l’interdiction de la discrimination raciale et le droit à une réparation appropriée ; 16. Invite les gouvernements à adopter des mesures, notamment des programmes de protection des témoins, qui permettent aux femmes victimes de la traite de porter plainte devant la police ou d’autres autorités, selon le cas, et de se mettre le cas échéant à la disposition des autorités judiciaires, et à veiller à ce que les femmes puissent pendant ce temps bénéficier de la protection et de l’assistance voulues sur les plans social, médical, financier et juridique ; 17. Invite également les gouvernements à envisager, sans sortir du cadre de leur législation et de leur politique, d’empêcher que les victimes de la traite, en particulier les femmes et les filles, fassent l’objet de poursuites pour entrée ou résidence illégale dans le pays, et à tenir compte ainsi du fait qu’elles sont victimes d’exploitation ; 18. Invite en outre les gouvernements à encourager les fournisseurs d’accès à l’Internet à adopter des mesures d’autodiscipline, ou à renforcer celles qu’ils ont déjà prises, afin de promouvoir l’utilisation responsable de l’Internet de façon à en éliminer la traite des femmes et des enfants, en particulier des filles ; 19. Invite le monde des affaires, en particulier les branches du tourisme et des télécommunications, y compris les organes d’information de masse, à coopérer avec les gouvernements pour l’élimination de la traite des femmes et des enfants, en particulier des filles ; 20. Insiste sur la nécessité d’aborder à l’échelle mondiale la question de l’élimination de la traite des femmes et des enfants ainsi que sur l’importance que revêtent, dans cette perspective, la collecte systématique de données et la réalisation d’études détaillées faisant appel à une méthodologie et des indicateurs communs, à définir et élaborer sur le plan international, qui permettent de recueillir des statistiques utiles et comparables, et encourage les gouvernements à élaborer des méthodes systématiques de collecte des données utilisant cette méthodologie et ces indicateurs communs et à actualiser en permanence les informations relatives à la traite des femmes et des filles, y compris en ce qui concerne l’analyse des méthodes utilisées par les réseaux de traite d’êtres humains ; 6

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