Modalités d’action accélérées des petits États insulaires
en développement (Orientations de Samoa)
A/RES/69/15
caractère planétaire de ces derniers requiert de tous les pays qu’ils coopèrent le plus
largement possible et qu’ils participent à une action internationale efficace et
appropriée en vue d’accélérer la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de
serre. Nous rappelons que la Convention-cadre dispose qu’il incombe aux parties de
préserver le système climatique dans l’intérêt des générations présentes et futures,
sur la base de l’équité et en fonction de leurs responsabilités communes mais
différenciées et de leurs capacités respectives.
36. Nous constatons avec une vive préoccupation que pris collectivement, les
engagements des parties en matière de réduction des émissions annuelles mondiales
de gaz à effet de serre d’ici à 2020 sont en deçà de ce qui permettrait de maintenir
l’ensemble des émissions à un niveau tel que la température mondiale moyenne
n’augmente pas de plus de 2 °C, soit 1,5 °C de plus qu’avant l’ère industrielle.
37. Nous réaffirmons la décision prise par la Conférence des Parties à la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques en ce qui
concerne le financement de l’action climatique à long terme19 et notons l’importance
de ce financement pour régler la question des changements climatiques.
38. Nous attendons avec intérêt la pleine mise en œuvre opérationnelle et la
capitalisation initiale du Fonds vert pour le climat, et notamment le lancement
rapide de son premier processus de mobilisation de ressources, étant donné que le
Fonds jouera un rôle clef dans l’acheminement de ressources financières nouvelles,
additionnelles, suffisantes et prévisibles vers les pays en développement et aura un
rôle de catalyseur du financement, tant public que privé, de la lutte contre les
changements climatiques aux niveaux international et national.
39. Nous prions instamment les pays développés parties à la Convention-cadre
d’accroître leur soutien sur les plans de la technologie, du financement et du
renforcement des capacités pour permettre aux pays en développement parties de
prendre des mesures d’adaptation et d’atténuation plus ambitieuses.
40. Nous réaffirmons qu’il faut associer de nombreuses parties prenantes aux
niveaux mondial, régional, sous-régional, national et local, notamment les pouvoirs
publics nationaux, infranationaux et locaux, les milieux scientifiques, les entreprises
privées et la société civile, ainsi que les jeunes et les personnes handicapées, et
réaffirmons aussi que l’égalité des sexes et la participation effective des femmes et
des peuples autochtones sont importantes pour mener une action efficace concernant
tous les aspects des changements climatiques.
41. Nous rappelons que la Conférence des Parties à la Convention-cadre a décidé
d’adopter, à sa vingt et unième session qui se tiendra à Paris en décembre 2015, un
protocole, un autre instrument juridique ou un texte convenu d’un commun accord
ayant valeur juridique au titre de la Convention, applicable à toutes les parties, qui
prendra effet et sera mis en œuvre à compter de 202020.
42. Nous prenons note de la tenue à New York, le 23 septembre 2014, du Sommet
sur le climat organisé par le Secrétaire général en vue de mobiliser les actions et
ambitions sur la question des changements climatiques.
43. Nous collaborerons à la mise en œuvre et à la concrétisation du mécanisme
international de Varsovie relatif aux pertes et préjudices liés aux incidences des
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FCCC/CP/2013/10/Add.1, décision 3/CP.19.
Voir FCCC/CP/2011/9/Add.1, décision 1/CP.17.