Modalités d’action accélérées des petits États insulaires
en développement (Orientations de Samoa)
A/RES/69/15
o) Conserver d’ici à 2020 au moins 10 pour cent des zones côtières et
marines des petits États insulaires en développement, notamment les zones
particulièrement importantes pour la biodiversité et les services écosystémiques, au
moyen de réseaux écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires protégées
gérées efficacement et équitablement et à l’aide d’autres mesures de conservation
effectives par zone, afin de réduire le taux de déperdition de la biodiversité dans le
milieu marin ;
p) Répondre aux inquiétudes suscitées par les effets à long terme des
munitions immergées en mer, notamment par l’effet qu’elles peuvent avoir sur la
santé et la sécurité humaines et sur les ressources et le milieu marins.
Sécurité alimentaire et nutrition
59. Nous sommes conscients du fait que les petits États insulaires en
développement, qui sont pour la plupart des importateurs nets de denrées
alimentaires, sont extrêmement sensibles aux aléas dont souffrent ces importations,
qu’il s’agisse de leur disponibilité ou de l’instabilité des prix. Aussi est-il important
de soutenir le droit de chacun d’avoir accès à une alimentation saine, suffisante et
nutritive, l’élimination de la faim et la fourniture de moyens de subsistance tout en
conservant, protégeant et utilisant de manière durable les terres, les sols, les forêts,
l’eau, la faune et la flore, la biodiversité et les écosystèmes. Nous soulignons le rô1e
crucial joué par des écosystèmes marins sains ainsi que par une agriculture, une
pêche et une aquaculture durables lorsqu’il s’agit d’améliorer la sécurité alimentaire
et l’accès à une alimentation suffisante, saine et nutritive et d’assurer la subsistance
des petits États insulaires en développement.
60. Nous sommes également conscients des dangers que représentent les
mauvaises habitudes alimentaires et de la nécessité de promouvoir la production et
la consommation d’aliments sains.
61. Nous prenons note de l’appel lancé dans le document final de la réunion
préparatoire interrégionale à la troisième Conférence internationale sur les petits
États insulaires en développement, adoptée à Bridgetown le 28 août 2013 28 , en
faveur de la tenue d’une réunion sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les
petits États insulaires en développement en vue de mettre au point un programme
d’action visant à remédier aux problèmes qui se posent dans ce domaine pour ces
États, et nous invitons l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et
l’agriculture à faciliter ce forum biennal.
62. Nous prenons note de la tenue à Rome, en novembre 2014, de la deuxième
Conférence internationale sur la nutrition, organisée par l’Organisation des Nations
Unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Organisation mondiale de la Santé, qui
aura des incidences importantes pour les petits États insulaires en développement, et
attendons avec intérêt les textes qui en seront issus.
63. À cet égard, nous sommes déterminés à œuvrer ensemble pour appuyer les
efforts que font les petits États insulaires en développement pour :
a) Promouvoir un recours accru à des pratiques durables en ce qui concerne
l’agriculture, les récoltes, le bétail, les forêts, les pêches et l’aquaculture afin
d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en veillant à une gestion
durable des ressources en eau nécessaires ;
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A/CONF.223/PC/2, annexe.
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