Droits de l’enfant A/RES/68/147 encourager la recherche, à recueillir des données sur l’incidence de la violence sur les enfants, ainsi qu’à concevoir et mettre en œuvre des outils de suivi appropriés à l’échelon national pour évaluer périodiquement les progrès accomplis ; e) À protéger les enfants contre toutes les formes de violence ou de mauvais traitements exercées par tous ceux qui travaillent pour et avec les enfants, y compris dans les milieux éducatifs, en milieu institutionnel ou non institutionnel et à l’occasion d’activités internationales de développement et d’opérations de secours humanitaire, ainsi que par les agents de l’État, tels que la police, les représentants de la force publique, le personnel et les responsables des centres de détention ou des organismes d’aide sociale et le personnel soignant ; f) À créer et développer des mécanismes sûrs, connus de tous, confidentiels et accessibles qui permettent aux enfants ou à leurs représentants d’obtenir de solliciter des conseils, de signaler les cas de violence à l’encontre d’enfants et de porter plainte, et de veiller à ce que les enfants victimes d’actes de violences aient accès à des services de santé et à des services sociaux confidentiels adaptés à leur âge et à leur sexe et soient accompagnés durant leur rétablissement et leur réinsertion, en tenant compte du rapport conjoint de la Rapporteuse spéciale sur la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants et de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants 35 ; g) À prendre des dispositions pour faire en sorte que toutes les personnes qui travaillent pour et avec les enfants les protègent des brimades, y compris les brimades sur Internet subies en ligne et par l’intermédiaire d’autres moyens de communication, et à mettre en place des mesures préventives et dissuasives afin d’instaurer un environnement sûr et protecteur exempt de harcèlement et de violence ; h) À sensibiliser l’opinion aux conséquences négatives de la violence à l’encontre des enfants et à s’employer à changer les attitudes qui cautionnent ou banalisent toute forme d’une telle violence, y compris les formes de discipline, de traitement ou de punition cruelles, inhumaines ou dégradantes, les pratiques préjudiciables et toutes les formes de violence sexuelle ; i) À prendre des mesures pour promouvoir des formes de discipline et une approche de l’épanouissement de l’enfant qui soient constructives et positives dans tous les contextes, à la maison, à l’école et dans d’autres cadres éducatifs, ainsi que dans l’ensemble des systèmes de prise en charge et d’administration de la justice ; j) À mettre un terme à l’impunité dont jouissent les auteurs de crimes contre des enfants, à procéder sans délai à des enquêtes approfondies sur tous les actes de violence commis contre des enfants, à en poursuivre les auteurs et à leur infliger des sanctions appropriées, en considérant que les individus condamnés pour des actes de violence à l’encontre d’enfants, y compris des sévices sexuels, qui continuent de présenter un danger ne devraient pas être autorisés à travailler avec des enfants ; k) À tenir compte de la dimension sexiste de toutes les formes de violence à l’encontre des enfants et à intégrer le principe de l’égalité des sexes dans toutes les politiques et mesures visant à protéger les enfants contre toutes les formes de violence, en ayant conscience du fait que les filles et les garçons sont exposés à des risques divers liés à des formes différentes de violence selon leur âge et leur _______________ 35 A/HRC/16/56. 11/21

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