Droits de l’enfant
A/RES/68/147
Prenant note avec satisfaction des rapports du Secrétaire général sur les
progrès enregistrés dans la concrétisation des engagements énoncés dans le
document final de sa vingt-septième session extraordinaire 22 et sur l’état de la
Convention relative aux droits de l’enfant et les questions soulevées dans sa
résolution 67/152 23, ainsi que du rapport de la Représentante spéciale du Secrétaire
général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants 24 et du rapport
de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps
de conflit armé 25 , dont il convient d’étudier les recommandations avec soin, en
tenant pleinement compte des vues des États Membres,
Reconnaissant le rôle important que jouent les structures publiques nationales
mises au service des enfants, y compris, là où ils existent, les ministères et
institutions chargés des questions relatives à l’enfance, à la famille et à la jeunesse,
ainsi que les institutions indépendantes de médiation ayant pour mission de défendre
les enfants ou autres institutions nationales de promotion et de protection des droits
de l’enfant,
Consciente que, dans l’intérêt supérieur de l’enfant, il incombe avant tout à la
famille d’élever et de protéger les enfants, dont l’épanouissement complet et
harmonieux exige qu’ils grandissent dans un cadre familial et dans un climat de
bonheur, d’amour et de compréhension,
Prenant note avec satisfaction du travail de promotion et de protection des
droits de l’enfant accompli par tous les organes, entités, organisations et organismes
compétents des Nations Unies, dans le cadre de leurs attributions respectives, par les
experts mandatés au titre de procédures spéciales de l’Organisation des Nations
Unies et par les organisations régionales, selon qu’il convient, et les organisations
intergouvernementales compétentes, et consciente du rôle utile que joue la société
civile, y compris les organisations non gouvernementales,
Constatant avec une profonde inquiétude que la crise financière et économique
mondiale continue de nuire à la situation des enfants dans de nombreuses régions du
monde, et réaffirmant que l’élimination de la pauvreté, dont elle mesure bien
l’incidence au-delà du contexte socioéconomique, reste le défi le plus grave que le
monde ait à relever aujourd’hui,
Constatant avec une profonde inquiétude également que, dans bien des régions
d’un monde de plus en plus interdépendant, la situation des enfants demeure critique
en raison de la persistance de la pauvreté, des inégalités sociales, des mauvaises
conditions socioéconomiques, des pandémies – VIH/sida, paludisme et tuberculose
en particulier –, des maladies non transmissibles, du manque d’accès à l’eau potable
et à l’assainissement, de la dégradation de l’environnement, des changements
climatiques, des catastrophes naturelles, des conflits armés, de l’occupation
étrangère, des déplacements, de la violence, du terrorisme, de la maltraitance, de la
traite et du trafic d’organes, de toutes les formes d’exploitation, de l’exploitation
sexuelle à des fins commerciales et de la prostitution dont ils font l’objet, de la
pédopornographie et du tourisme sexuel pédophile, de l’abandon moral, de
l’analphabétisme, de la faim, de l’intolérance, de la discrimination, du racisme, de la
xénophobie, de l’inégalité entre les sexes, des handicaps et du manque de protection
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