A/RES/68/147
Droits de l’enfant
en faveur des enfants et de la réalisation de leurs droits est l’un des moyens les plus
efficaces d’éliminer la pauvreté ;
22. Recommande vivement qu’une place de choix soit réservée à la
promotion et à la protection des droits et du bien-être de l’enfant dans l’élaboration
du programme de développement pour l’après-2015 ;
Droit à l’éducation
23. Reconnaît le droit à l’éducation fondé sur l’égalité des chances et la nondiscrimination, ce qui implique que l’on rende l’enseignement primaire obligatoire,
inclusif et gratuit pour tous les enfants, en s’assurant que tous aussi ont un accès
égal à une éducation de bonne qualité, que l’enseignement secondaire soit généralisé
et accessible à tous, grâce en particulier à l’instauration progressive de la gratuité,
sans perdre de vue que les mesures spéciales destinées à garantir l’égalité d’accès, y
compris la discrimination positive, contribuent à l’égalisation des chances et à la
lutte contre l’exclusion, et que l’on encourage la fréquentation scolaire, en
particulier des filles, des enfants handicapés et des enfants qui vivent dans la
pauvreté ;
24. Exhorte les États Membres à mettre en œuvre des stratégies pour la
réalisation du droit à l’éducation, notamment dans les stratégies d’urgence
humanitaire, en tant qu’élément essentiel de la protection et de l’assistance
humanitaires, avec le soutien de la communauté internationale, des organismes des
Nations Unies, des donateurs, des organismes multilatéraux, du secteur privé, de la
société civile et des organisations non gouvernementales ;
Droit de jouir du meilleur état de santé possible
25.
Demande aux États :
a)
De prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que le droit de
l’enfant de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible soit promu et
protégé, sans discrimination d’aucune sorte, et que toute forme de violence
menaçant la santé physique et mentale de l’enfant soit prévenu et éliminé, y compris
moyennant l’adoption et l’application de lois, de stratégies et de politiques, la prise
en compte de la problématique hommes-femmes et des besoins des enfants dans
l’établissement des budgets et l’affectation des ressources, et un investissement
suffisant en faveur des systèmes de santé, notamment pour assurer des soins de
santé primaires complets et intégrés, dans le cadre, en particulier, des efforts tendant
à la réalisation des objectifs 4 et 5 du Millénaire pour le développement, ainsi qu’en
faveur du personnel de santé ;
b)
D’adopter des stratégies propres à prévenir et éliminer la consommation
nocive d’alcool et de substances illicites, selon une approche globale et axée sur les
droits de l’homme, et d’informer, éduquer et conseiller au sujet des effets de l’abus
de drogues, de l’importance du soutien de la famille et de l’école au regard de sa
prévention et du traitement, de la réadaptation et de la réinsertion des enfants et des
adolescents toxicomanes ;
c)
De veiller à ce que tous les enfants jouissent pleinement de leur droit au
meilleur état de santé physique et mentale, y compris sexuelle et procréative, qu’ils
sont capables d’atteindre, en accordant toute l’attention voulue à tous leurs besoins
en matière de santé, leur donnant, pour ce faire, accès à l’information, aux services
de soins et à une éducation complète et reposant sur les faits concernant la santé
sexuelle et procréative, les droits de l’homme et l’égalité des sexes, d’une manière
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