Droits de l’enfant
A/RES/73/155
Élimination de la pauvreté
13. Demande à tous les États et à la communauté internationale de soutenir le
mouvement mondial de lutte contre la pauvreté et d’y participer de façon coopérative,
de mobiliser toutes les ressources et les appuis nécessaires pour éliminer la pau vreté,
conformément aux plans et stratégies nationaux, notamment dans le cadre d ’une
démarche intégrée et multidimensionnelle axée sur les droits et le bien -être des
enfants, et d’intensifier l’action qu’ils mènent en vue d’atteindre les objectifs de
développement et d’élimination de la pauvreté arrêtés au niveau international, dont
les objectifs de développement durable, dans le délai imparti, et réaffirme qu ’investir
en faveur des enfants et de la réalisation de leurs droits est l ’un des moyens les plus
efficaces d’éliminer la pauvreté ;
14. Exhorte les États à améliorer la situation des enfants qui vivent dans la
pauvreté, en particulier l’extrême pauvreté, qui sont privés d’accès à une alimentation
et à une nutrition suffisantes, à l’eau ou à des installations d’assainissement adéquats
et ont peu ou pas accès aux services élémentaires de santé physique ou mentale, au
logement, à l’éducation, à la participation et à la protection, en tenant compte du fait
que, si la pénurie aiguë de biens et de services est préjudiciable à chaque être humain,
ce sont les enfants qui sont les plus touchés et menacés et qui n’ont donc pas la
possibilité de jouir de leurs droits, de réaliser pleinement leur potentiel et de participer
en tant que membres à part entière à la vie de la société, et exposés à des conditions
qui conduisent à une recrudescence de la violence ;
Droit à l’éducation
15. Rappelle les dispositions des paragraphes 37 à 50 de sa résolution 70/137
du 17 décembre 2015 et rappelle que l’éducation est un droit de l’homme
fondamental, préalable à l’exercice des autres droits de l’homme, qu’elle est
essentielle au développement durable et à la promotion de la paix et de la tolérance,
et qu’elle est un facteur clef pour parvenir au plein emploi et éliminer la pauvreté ;
16. Demande à tous les États de prendre toutes les mesures nécessaires pour
éliminer les obstacles qui limitent l’accès effectif à l’éducation et l’achèvement de la
scolarité, tels que le coût inabordable des études, la faim et la malnutrition, la distance
entre l’école et le foyer, le placement des enfants en institution, les conflits armés, la
violence à l’école sous toutes ses formes, le manque d’infrastructures, comme
l’absence d’accès à l’eau et à l’assainissement, le manque d’établissements scolaires
convenablement équipés, y compris en installations sanitaires dignes de ce nom, sûres
et d’accès facile pour les filles, le travail des enfants et les corvées ménagères
pénibles, et de veiller à ce que les enfants placés en institution puissent aussi exercer
leur droit à l’éducation ;
17. Exhorte tous les États à prendre toutes les mesures appropriées pour
éliminer la discrimination à l’égard des filles dans le domaine de l’éducation et pour
assurer, sur un pied d’égalité, l’accès de toutes les filles à tous les niveaux
d’enseignement, y compris au moyen de politiques et de programmes en faveur de
l’égalité des sexes, en améliorant la sécurité des filles sur le chemin de l ’école, en
prenant des dispositions pour veiller à ce que toutes les écoles soient accessibles en
toute sûreté et sécurité et exemptes de violence et en prévoyant des installations
sanitaires séparées et adaptées garantes d’un respect de la pudeur et de la dignité, et
par là même contribuer à l’égalisation des chances et à la lutte contre l’exclusion, et
assurer la fréquentation scolaire, y compris des filles et des enfants issus de familles
à revenu modeste, des enfants qui deviennent chefs de famille et des filles qui sont
déjà mariées ou enceintes ;
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