A/RES/54/186
Page 3
international de la Croix-Rouge, concernant les questions que la communauté internationale a soulevées à
maintes reprises dans diverses résolutions de l’Assemblée générale et de la Commission des droits de
l’homme;
5. Déplore les violations persistantes des droits de l’homme au Myanmar signalées par le Rapporteur
spécial, y compris les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, les disparitions forcées, les viols,
la pratique de la torture, les traitements inhumains, les arrestations massives, le travail forcé, y compris le
travail des enfants, les déplacements forcés et le déni de la liberté d’expression, de réunion, d’association
et de mouvement;
6. Se déclare profondément préoccupée par les cas de plus en plus nombreux de répression de toute
forme d’activité politique publique, par l’arrestation et la détention arbitraires de personnes qui exercent leur
droit à la liberté de pensée, d’expression, de réunion et d’association et par le harcèlement dont sont victimes
leurs familles;
7. Demande instamment au Gouvernement du Myanmar de libérer immédiatement et sans condition
les dirigeants politiques détenus et tous les prisonniers politiques, de garantir leur intégrité physique et de
les autoriser à participer au processus de réconciliation nationale;
8. Constate avec une vive inquiétude l’intensification des persécutions dont a été victime l’opposition
démocratique, en particulier les membres et sympathisants de la Ligue nationale pour la démocratie, surtout
au cours de l’année écoulée, les peines de prison rigoureuses et prolongées prononcées ainsi que les mesures
d’intimidation prises par le Gouvernement pour forcer les représentants élus et les membres de la Ligue
nationale pour la démocratie à démissionner de leurs fonctions et à dissoudre les bureaux de leur parti;
9. Se déclare préoccupée par le fait que la composition et les méthodes de travail de la Convention
nationale ne permettent ni aux membres du Parlement élu ni aux représentants des minorités ethniques
d’exprimer librement leurs opinions, et exhorte le Gouvernement du Myanmar à rechercher des moyens
novateurs et constructifs pour favoriser la réconciliation nationale;
10. Demande instamment au Gouvernement du Myanmar, compte tenu du fait qu’il a, à diverses
reprises, donné l’assurance qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires en vue du rétablissement de la
démocratie, conformément à la volonté exprimée par la population lors des élections démocratiques qui ont
eu lieu en 1990, d’engager sans retard à cette fin un dialogue politique de fond avec les dirigeants politiques,
y compris Aung San Suu Kyi, et les représentants des groupes ethniques et, à ce propos, note l’existence du
comité représentant le Parlement populaire;
11. Constate avec une profonde préoccupation que le Gouvernement du Myanmar n’a pas révisé sa
législation et n’a pas mis fin à la pratique du travail forcé dont est victime le peuple ni sanctionné ceux qui
recourent à cette pratique, ce qui a contraint la Conférence internationale du travail à cesser toute coopération
avec le gouvernement jusqu’à ce qu’il applique les recommandations de la Commission d’enquête de
l’Organisation internationale du Travail pour la mise en œuvre de la Convention de 1930 concernant le
travail forcé ou obligatoire (Convention no 29) de l’Organisation internationale du Travail;
12. Demande instamment au Gouvernement du Myanmar de mettre fin à la pratique généralisée et
systématique du travail forcé et d’appliquer les recommandations de la Commission d’enquête, et note à cet
égard le décret proclamé en mai 1999 par le Gouvernement suspendant l’exécution du pouvoir de
/...