A/RES/57/97
d’une adhésion universelle au Traité et du strict respect par toutes les parties des
obligations qu’elles ont contractées en vertu de cet instrument3,
Rappelant la résolution sur le Moyen-Orient adoptée, le 11 mai 1995, par la
Conférence de 1995 des Parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
chargée d’examiner le Traité et la question de sa prorogation4, dans laquelle la Conférence
a noté avec préoccupation qu’il continuait d’exister au Moyen-Orient des installations
nucléaires non soumises aux garanties, réaffirmé qu’il importait que tous les États adhèrent
au plus tôt au Traité et engagé tous les États du Moyen-Orient, sans exception, à y adhérer
dès que possible, s’ils ne l’avaient pas déjà fait, et à placer toutes leurs installations
nucléaires sous les garanties intégrales de l’Agence internationale de l’énergie atomique,
Notant qu’Israël demeure le seul État du Moyen-Orient à n’être pas encore partie au
Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires5,
Inquiète des menaces que la prolifération des armes nucléaires fait peser sur la
sécurité et la stabilité de la région du Moyen-Orient,
Soulignant qu’il importe de prendre des mesures de confiance, en particulier de créer
une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient, afin de renforcer la paix et la
sécurité dans la région et de consolider le régime de non-prolifération dans le monde,
Soulignant également qu’il est nécessaire que toutes les parties directement
intéressées envisagent sérieusement de prendre d’urgence les mesures concrètes voulues
pour mettre en œuvre la proposition tendant à créer une zone exempte d’armes nucléaires
dans la région du Moyen-Orient, conformément à ses résolutions pertinentes, invitant les
pays concernés, afin de contribuer à la réalisation de cet objectif, à adhérer au Traité sur la
non-prolifération des armes nucléaires et, en attendant la création de la zone, à accepter de
soumettre toutes leurs activités nucléaires aux garanties de l’Agence internationale de
l’énergie atomique,
Notant que cent soixante-six États ont signé le Traité d’interdiction complète des
essais nucléaires6, parmi lesquels un certain nombre d’États de la région,
1.
Accueille avec satisfaction les conclusions concernant le Moyen-Orient
formulées par la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la nonprolifération des armes nucléaires en 20007 ;
2.
Réaffirme qu’il importe qu’Israël adhère au Traité sur la non-prolifération des
armes nucléaires5 et place toutes ses installations nucléaires sous les garanties intégrales de
l’Agence internationale de l’énergie atomique afin de parvenir à l’objectif de l’adhésion de
tous les États de la région au Traité ;
3.
Demande à cet État d’adhérer sans plus tarder au Traité sur la non-prolifération
des armes nucléaires, de ne pas mettre au point, fabriquer, mettre à l’essai ou acquérir
_______________
3
Voir Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
en 2000, Document final, vol. I [NPT/CONF.2000/28 (Parts I-II) et Corr.1], première partie, section
intitulée « Article IX ».
4
Voir Conférence de 1995 des Parties au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires chargée
d’examiner le Traité et la question de sa prorogation, Document final, Partie I [(NPT/CONF.1995/32
(Part I)], annexe.
5
Nations Unies, Recueil des Traités, vol. 729, no 10485.
6
Voir résolution 50/245.
7
Voir Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires
en 2000, Document final, vol. I [NPT/CONF.2000/28 (Parts I-II) et Corr.1], première partie, section
intitulée « Article VII et sécurité des États non dotés d’armes nucléaires », par. 16.
2
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