A/RES/65/187 Nations Unies, notamment par la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences et par la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants, pour éliminer toutes les formes de violence envers les femmes, Profondément préoccupée par le fait que la violence à l’égard des femmes et des filles sévit, sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, dans le monde entier, et réaffirmant la nécessité de redoubler d’efforts pour prévenir et éliminer toutes les formes de violence dont les femmes et les filles sont victimes partout dans le monde, Considérant que la violence envers les femmes et les filles trouve son origine dans des rapports de force historiquement et structurellement inégaux entre hommes et femmes, que toutes les formes de violence à leur endroit portent gravement atteinte à l’exercice de tous leurs droits élémentaires et libertés fondamentales et l’entravent ou le rendent impossible et qu’elles nuisent grandement à leur aptitude à tirer parti de leurs capacités, Considérant également que les femmes sont particulièrement exposées à la violence du fait qu’elles sont pauvres, dénuées des moyens d’accéder à l’autonomie et marginalisées, car privées des bienfaits des politiques sociales et des avantages de l’éducation et du développement durable, et que la violence à leur encontre entrave le développement économique et social de la collectivité et de l’État ainsi que la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire, Considérant en outre qu’il est fondamental, pour éliminer la violence à leur encontre, de donner aux femmes et aux filles les moyens d’agir en veillant, entre autres choses, à ce qu’elles soient pleinement représentées, prennent pleinement part aux décisions à tous les niveaux, dans des conditions d’égalité, et accèdent à la pleine autonomie économique, notamment en défendant leur égalité d’accès au marché du travail, surtout dans la période actuelle de crise économique, Sachant qu’il est nécessaire de traiter la violence dirigée contre les femmes et les filles de manière globale, en tenant compte des liens qui existent entre cette question et d’autres comme le VIH/sida, l’élimination de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la paix et la sécurité, l’aide humanitaire, la traite des êtres humains, l’éducation, la santé et la prévention du crime, Se félicitant de l’adoption du Plan d’action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes 15, et soulignant la contribution de celui-ci à la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la nécessité de le mettre effectivement en œuvre dans son intégralité, Notant avec satisfaction les efforts déployés et les nombreuses activités entreprises par les États pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des femmes qui ont abouti au renforcement de la législation et du système de justice pénale, tels l’adoption de plans d’action, de stratégies et de dispositifs de coordination nationaux, la mise en œuvre de mesures de prévention, et notamment de sensibilisation et de renforcement des capacités, le renforcement de la protection, du soutien et des services dispensés aux victimes et aux rescapées et l’amélioration de la collecte et de l’analyse des données, _______________ 15 Résolution 64/293. 3

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