A/RES/65/187
Soulignant que le défaut d’application efficace et intégrale des législations
nationales visant à prévenir et à réprimer les violences faites aux femmes demeure
un défi continu, comme le Secrétaire général l’indique dans son rapport 16,
Consciente de l’importance du rôle que la famille peut jouer pour prévenir et
combattre la violence dirigée contre les femmes et les filles et de la nécessité de la
soutenir pour qu’elle puisse prévenir et éliminer toutes les formes de cette violence,
Consciente également de l’importance du rôle de la communauté, en particulier des hommes et des garçons, ainsi que de la société civile, et en particulier des
organisations de femmes, dans l’action menée pour venir à bout de toutes les formes
de violence visant les femmes,
Souligne que la « violence à l’égard des femmes » s’entend de tout acte
1.
de violence sexiste qui cause ou est appelé à causer à la femme une atteinte à son
intégrité ou une souffrance physique, sexuelle ou psychologique, y compris la
menace d’un tel acte, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit
dans la vie publique ou dans la vie privée ;
2.
Sait que la violence à l’égard des femmes et des filles perdure dans tous
les pays et constitue une atteinte généralisée aux droits fondamentaux de l’être
humain et un obstacle majeur à la réalisation de l’égalité entre les sexes, du
développement, de la paix et des objectifs de développement arrêtés à l’échelon
international, en particulier ceux du Millénaire ;
3.
Remercie le Secrétaire général de son rapport16;
4.
Se félicite du fait qu’un nombre élevé d’États Membres ont répondu à la
demande d’information du Secrétaire général relative à la mise en œuvre de sa
résolution 63/155, et espère que les États Membres continueront à répondre aux
demandes que le Secrétaire général leur adressera dans l’avenir ;
5.
Se félicite également des efforts et des importantes contributions
consacrés, aux niveaux local, national, régional et international, à l’élimination de
toutes les formes de violence à l’encontre des femmes, notamment par le Comité
pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et par la Rapporteuse
spéciale du Conseil des droits de l’homme sur la violence contre les femmes, ses
causes et ses conséquences ;
6.
Salue les progrès de la campagne 2008-2015 du Secrétaire général
intitulée « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes », grâce au
lancement du Réseau d’hommes influents du Secrétaire général et à l’élaboration
d’un cadre d’action définissant les cinq objectifs essentiels à atteindre d’ici à 2015,
soutenu notamment par l’action de mobilisation et de sensibilisation du Fonds de
développement des Nations Unies pour la femme (qui fait partie d’ONU-Femmes),
intitulée « NON à la violence contre les femmes », de l’initiative interinstitutions
intitulée « Halte au viol : Campagne des Nations Unies contre la violence sexuelle
en temps de conflit » et de composantes régionales, souligne la nécessité d’accélérer
les activités de suivi concrètes menées par les organismes des Nations Unies pour
mettre fin à toutes les formes de violence contre les femmes, prie le Secrétaire
général de rendre compte des résultats de sa campagne et encourage les États
Membres à conjuguer leurs efforts pour enrayer la pandémie mondiale de violence
contre les femmes sous toutes ses formes ;
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4
A/65/208.
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