A/RES/60/184 de l’Organisation mondiale du commerce, dans sa décision du 1er août 20045, a engagé les membres de l’Organisation mondiale du commerce à concrétiser pleinement la dimension développement du Programme de Doha pour le développement, qui met les besoins et intérêts des pays en développement, en particulier les moins avancés d’entre eux, au centre du programme de travail de Doha4 ; 5. Se déclare préoccupée que des négociations qui revêtent un intérêt particulier pour les pays en développement n’aient pas progressé, ce qui a conduit au non-respect des échéances fixées par le Conseil général de l’Organisation mondiale du commerce dans sa décision ; 6. Se félicite de l’initiative d’aide au commerce lancée récemment aux fins de trouver des solutions aux difficultés que présente l’ajustement, ainsi que pour renforcer les capacités des pays en développement en matière d’échanges et d’offre, leurs infrastructures et leurs institutions, et souligne la nécessité de donner pleinement effet à cette initiative et de la doter de ressources suffisantes, voire de ressources additionnelles, pour que les pays qui en sont les destinataires puissent en bénéficier ; 7. Réaffirme que tous les pays ont intérêt à ce que soit mené à bien le programme de travail de Doha, qui vise à la fois à élargir encore les possibilités offertes aux pays en développement sur le plan commercial et à faire en sorte que le système commercial soit davantage axé sur le développement, et souligne la nécessité pour les principaux pays développés de faire des propositions ambitieuses conformes à leur engagement de faire progresser les négociations à tous les niveaux, en particulier en ce qui concerne l’agriculture, l’accès aux marchés des produits non agricoles, les services, les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce et les règlements y relatifs ainsi qu’un traitement spécial et différencié, rationnel et efficace en faveur des pays en développement, et d’apporter des solutions pratiques et concrètes aux problèmes et aux préoccupations qui subsistent, selon ces pays, en relation avec l’application de ces diverses mesures ; 8. Demande que les négociations sur le programme de travail de Doha soient menées à bien dans les délais prescrits afin que le système commercial puisse contribuer de façon maximale à l’amélioration du niveau de vie, à l’élimination de la faim et de la pauvreté, à la création d’emplois et à la réalisation des objectifs de développement convenus au plan international, y compris les objectifs du Millénaire pour le développement ; souligne qu’il est nécessaire d’améliorer l’accès aux marchés des biens et des services exportés par les pays en développement et d’accorder un traitement véritablement spécial et différencié aux pays en développement dans l’issue des négociations dans tous les domaines, de mettre en place des règlements équitables et d’élaborer des programmes d’assistance technique et de renforcement des capacités correctement ciblés et disposant d’un financement suffisant en faveur des pays en développement pour que la dimension développement du programme de travail de Doha se concrétise, et souligne également que la sixième Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce, qui se tiendra à Hong Kong (Chine) du 13 au 18 décembre 2005, devrait constituer un pas important dans cette direction, particulièrement en ce qui concerne la mise au point définitive des modalités de négociations en vue d’une conclusion fructueuse du cycle de Doha en 2006 ; 9. Constate qu’il faut faire en sorte qu’aucune forme de protectionnisme ne vienne compromettre l’avantage comparatif des pays en développement, notamment l’utilisation arbitraire et abusive de mesures non tarifaires, de barrières non commerciales et d’autres normes visant à limiter injustement l’accès des produits 4

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