CEDAW/C/GC/36
b)
Prendre des dispositions pour mettre les étudiantes et enseignantes à
l’abri des violences physiques et sexuelles que pourraient exercer des acteurs
étatiques et non étatiques occupant des établissements d’enseignement ;
c)
Évaluer et atténuer l’impact des conflits armés sur l’accès des filles et
des femmes à l’éducation ;
d)
Ayant à l’esprit la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité sur les
femmes, la paix et la sécurité, ainsi que des résolutions ultérieures sur ce même
sujet, faire preuve d’une réelle détermination à faire en sorte de prévenir les
attaques ciblées sur des établissements d’enseignement et de protéger les femmes
et les filles ;
e)
Veiller à associer réellement les femmes, y compris celles issues de
catégories défavorisées, à la surveillance des attaques visant des établissements
scolaires et à l’élaboration de mesures de prévention, de protection et de
consolidation de la paix ;
f)
Mettre au point des mesures d’intervention efficaces, coordonnées,
reconstructives et rapides, y compris en matière de responsabilité juridique et
non juridique, afin d’amener les auteurs de telles attaques à répondre de leurs
actes ;
g)
Mener systématiquement des enquêtes et engager des poursuites
judiciaires, dans le respect des normes internationales, à l’encontre d’individus
coupables d’avoir ordonné l’une des diverses violations des droits de l’homme,
du droit humanitaire et du droit pénal que constituent les attaques visant des
établissements d’enseignement, d’y avoir pris part ou d’en avoir assumé le
commandement ;
h)
Faire en sorte que, lorsque des écoles sont détruites ou utilisées comme
refuges en cas de catastrophe naturelle, la scolarisation des femmes et des filles
n’en soit pas indûment entravée ;
i)
Accorder la priorité à la remise en état des établissements scolaires
touchés par des catastrophes naturelles, en particulier ceux qui accueillent des
filles et femmes défavorisées ;
j)
S’assurer que tous les nouveaux bâtiments scolaires soient conformes
aux normes de construction intégrant les principes de résistance aux
catastrophes, et mener régulièrement des audits sur les établissements scolaires
en fonctionnement.
Barrières culturelles
51. Même lorsque les infrastructures sont en nombre suffisant et que leur
accessibilité ne pose pas problème, la persistance des systèmes patriarcaux et des
normes et pratiques culturelles qu’ils sous-tendent ainsi que les rôles
traditionnellement dévolus aux filles et aux femmes, peuvent s ’avérer de puissants
obstacles à l’exercice de leur droit à l’éducation.
52. Les filles non scolarisées sont plus susceptibles que les autres d ’être mariées de
force. Les pratiques discriminatoires et préjudiciables que constituent les mariages
d’’enfants et/ou les mariages forcés, associées aux pratiques religieuses ou culturelles
de certaines sociétés, ont des répercussions négatives sur le droit à l ’éducation.
Lorsque les filles ne sont pas en mesure de terminer leurs études en raison d ’un
mariage précoce et/ou forcé suivi d’une grossesse, elles se heurtent à des obstacles
concrets, à savoir une déscolarisation forcée, le poids des normes sociales qui les
cantonnent à la maison, et une stigmatisation. Le mariage d ’enfants accroît également
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