A/HRC/RES/24/23
Rappelant les obligations et les engagements contractés par les États concernant la
prévention et l’élimination de la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et
des mariages forcés, qui touche de manière disproportionnée les femmes et les filles,
Vivement préoccupé par les incidences des inégalités entre les sexes et des normes et
stéréotypes sexistes profondément ancrés et par les coutumes, perceptions et pratiques
traditionnelles préjudiciables qui font obstacle à la pleine jouissance des droits de l’homme,
en particulier par les femmes et les filles, et comptent parmi les causes principales des
mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés,
Vivement préoccupé par le fait que la pauvreté et l’absence d’instruction favorisent
la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés,
Conscient que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés
continuent de nuire non seulement à la situation économique, juridique, sanitaire et sociale
des femmes et des filles mais aussi au développement de la communauté dans son
ensemble, et que l’investissement en faveur des femmes et des filles et leur autonomisation,
ainsi que leur participation véritable aux décisions qui les concernent contribuent de
manière déterminante à briser le cycle de l’inégalité entre les sexes et de la discrimination à
l’égard des femmes, de la violence et de la pauvreté et sont essentiels pour le
développement durable et la croissance économique,
Conscient également que, compte tenu de la nature complexe et délicate des
mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés, une action collective est
nécessaire de la part des gouvernements, des législateurs, des autorités judiciaires, des
agents de la force publique, des chefs traditionnels ou religieux, de la société civile, des
médias, du secteur privé et des autres parties prenantes pour combattre les causes profondes
de cette pratique qui existe dans différents contextes économiques, sociaux et culturels,
Conscient en outre que la persistance des mariages d’enfants, des mariages précoces
et des mariages forcés contribue à entraver la réalisation des objectifs du Millénaire pour le
développement, la croissance économique durable et inclusive et la cohésion sociale et que,
par conséquent, l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des
mariages forcés devrait être examinée dans le cadre des discussions relatives à l’action en
faveur du développement après 2015,
1.
Décide de convoquer, à sa vingt-sixième session, une réunion-débat sur la
prévention et l’élimination des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages
forcés, mettant l’accent en particulier sur les défis, les réalisations, les bonnes pratiques et
les problèmes de mise en œuvre, prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme de se tenir en rapport avec les États, les organismes, institutions, fonds et
programmes des Nations Unies concernés, les titulaires de mandat au titre des procédures
spéciales concernés, la société civile, y compris les organisations d’enfants et de jeunes
pertinentes et les institutions nationales des droits de l’homme, afin d’assurer leur
participation, et le prie également d’élaborer un compte rendu de la réunion-débat;
2.
Prie le Haut-Commissariat d’élaborer, en consultation avec les États,
les organismes, institutions, fonds et programmes des Nations Unies, la société civile et les
autres parties prenantes, un rapport sur la prévention et l’élimination des mariages
d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés, mettant l’accent en particulier sur
les défis, les réalisations, les bonnes pratiques et les problèmes de mise en œuvre, qu’il
soumettra au Conseil des droits de l’homme avant sa vingt-sixième session et qui guidera
les discussions de la réunion-débat.
37e séance
27 septembre 2013
[Adoptée sans vote]
2
GE.13-18021
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