A/RES/80/210 Le droit à l’alimentation Consciente de l’importance des pratiques agricoles traditionnelles et modernes durables, comme les systèmes traditionnels de distribution de semences, ainsi que de l’accès, pour les peuples autochtones et les autres populations vivant en milieu rural, aux services de crédit et autres services financiers, aux marchés, à la sécurité de la propriété foncière, aux soins médicaux, aux services sociaux, à l’éducation, à la formation, au savoir et à des techniques adaptées et d’un coût abordable, notamment à des techniques efficaces d’irrigation, de réutilisation des eaux usées après traitement et de collecte et de stockage de l’eau, Consciente que l’insécurité alimentaire est un phénomène complexe dont la résurgence est probable en raison de la conjugaison de plusieurs facteurs importants, comme les incidences de la crise financière et économique mondiale, la dégradation de l’environnement, la désertification et les effets néfastes des changements climatiques, sans oublier la pauvreté, les catastrophes naturelles, les conflits armés, les urgences humanitaires, la sécheresse, l’instabilité du cours des produits de base, l’augmentation des taux d’intérêt, de la dette extérieure et de l’inflation, et le fait que bien des pays ne disposent pas des technologies, des investissements et des compétences nécessaires pour faire face aux conséquences de cette insécurité alimentaire, en particulier les pays en développement, dont les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, et ayant à l’esprit que les institutions internationales doivent collaborer entre elles et mener une action cohérente au niveau mondial, Notant avec une vive préoccupation que des millions de personnes sont en proie à la famine ou exposées à un risque immédiat de famine ou à une grave insécurité alimentaire dans plusieurs régions du monde, et notant que ces situations sont provoquées ou exacerbées par la pauvreté, les conflits armés, la sécheresse et l’instabilité du cours des produits de base, entre autres facteurs, et qu’il faut d’urgence redoubler d’efforts, notamment mobiliser un appui au niveau international, pour combattre, prévenir et anticiper la montée de l’insécurité alimentaire à l’échelle mondiale, Notant les effets délétères de la hausse des cours internationaux des produits alimentaires de base, dont pâtissent encore plus les personnes en situation de vulnérabilité, Notant également la hausse du prix de l’énergie et des carburants, qui a contribué à accroître le prix des produits alimentaires de base, et la hausse des prix des engrais et les pénuries engendrées par les perturbations de la chaîne d’approvisionnement, qui ont des répercussions sur le rendement des cultures et menacent la productivité et la production agricoles futures, notamment du blé, du maïs, du millet, du riz, de l’huile de tournesol et d’autres denrées alimentaires essentielles, Rappelant sa résolution 76/264 du 23 mai 2022, intitulée « État d’insécurité alimentaire mondiale », dans laquelle elle s’est félicitée que le Secrétaire général ait pris l’initiative de créer un Groupe mondial d’intervention en cas de crise alimentaire, énergétique et financière, dont le comité directeur est présidé par la Vice-Secrétaire générale, tout en prenant note des autres initiatives pertinentes, notamment l’Alliance mondiale contre la faim et la pauvreté, qui visent à promouvoir la sécurité alimentaire et à assurer une meilleure nutrition, en particulier pour les personnes en situation de vulnérabilité, Consciente des conséquences néfastes qu’a eu la pandémie de maladie à coronavirus (COVID‑19) au niveau mondial, consciente également que le relèvement complet après la pandémie requiert unité, solidarité et coopération multilatérale, et rappelant que les personnes les plus pauvres et celles susceptibles d’être vulnérables 4/15 25-20966

Select target paragraph3

Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents