Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes
naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement
A/RES/69/243
objectif de faire le bilan de la mise en œuvre du Cadre d’action de Hyogo et
d’adopter un cadre pour la réduction des risques de catastrophe après 2015,
Notant que, dans sa décision 2/CP.14 4 , la Conférence des Parties à la
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques s’est montrée
résolue à adopter, à sa vingt et unième session, qui se tiendra du 30 novembre au
11 décembre 2015 à Paris, un protocole, un autre instrument juridique ou un texte
convenu d’un commun accord ayant valeur juridique au titre de la Convention,
applicable à toutes les parties, qui prendra effet et sera mis en œuvre à compter
de 2020,
Soulignant le caractère essentiellement civil de l’aide humanitaire et
réaffirmant que, dans les situations où des moyens militaires doivent être employés,
en dernier recours, à l’appui de l’action humanitaire qui est menée en cas de
catastrophe naturelle, il faut qu’ils le soient avec le consentement de l’État intéressé
et dans le respect du droit international, y compris humanitaire, ainsi que des
principes humanitaires,
Soulignant également que c’est à l’État sinistré qu’il incombe au premier chef
de lancer, d’organiser, de coordonner et d’exécuter les activités d’aide humanitaire
sur son territoire et de faciliter la tâche des organismes à vocation humanitaire qui
s’efforcent d’atténuer les effets des catastrophes naturelles,
Soulignant en outre qu’il incombe au premier chef à chaque État d’exécuter des
activités de gestion et de réduction des risques de catastrophe, notamment par la mise
en œuvre et le suivi du Cadre d’action de Hyogo, ainsi que des interventions et des
opérations de relèvement rapide, afin de réduire au minimum les conséquences de ces
catastrophes, tout en mesurant l’importance de la coopération internationale à l’appui
des efforts des pays sinistrés dont les capacités peuvent être limitées dans ce domaine,
Exprimant sa profonde préoccupation face aux défis de plus en plus nombreux
auxquels font face les États Membres et les organismes des Nations Unies chargés
de l’action humanitaire, qui mettent à rude épreuve les capacités dont ceux-ci
disposent pour affronter les conséquences de catastrophes naturelles, du fait de
problèmes planétaires, dont les effets des changements climatiques, les
répercussions que continue d’avoir la crise financière et économique mondiale, les
incidences néfastes de l’instabilité excessive du prix des denrées sur la sécurité
alimentaire et la nutrition, et d’autres facteurs clefs qui aggravent la vulnérabilité
des populations et leur exposition aux catastrophes naturelles et à leurs
conséquences,
Se déclarant profondément préoccupée par le fait que ce sont les populations
urbaines et rurales pauvres du monde en développement qui sont le plus durement
frappées par l’augmentation du risque de catastrophe,
Notant avec préoccupation que les personnes handicapées, les personnes
âgées, les femmes et les enfants sont touchés de façon disproportionnée par les
catastrophes naturelles,
Consciente des incidences de l’urbanisation rapide dans le cadre des
catastrophes naturelles et du fait que la préparation et les interventions en cas de
catastrophe urbaine exigent des stratégies adaptées de réduction des risques,
notamment en termes d’urbanisme, des stratégies de relèvement rapide à mettre en
œuvre dès la première phase des opérations de secours, et des stratégies
d’atténuation, de redressement et de développement durable,
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4
2/11
Voir FCCP/CP/2012/8/Add.1.
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