Coopération internationale en matière d’aide humanitaire à la suite de catastrophes naturelles : de la phase des secours à celle de l’aide au développement A/RES/69/243 Réaffirmant que renforcer la résilience des collectivités permet de mieux résister aux catastrophes, de mieux s’y adapter et de s’en relever rapidement, Consciente que les catastrophes naturelles peuvent compromettre les actions menées en vue d’assurer la croissance économique, le développement durable et la réalisation des objectifs de développement arrêtés au niveau international, dont ceux du Millénaire, et prenant note de la contribution positive que ces actions peuvent apporter au renforcement de la résilience des populations face à ces catastrophes, Consciente également du lien évident qui existe entre les interventions d’urgence, le relèvement et le développement et réaffirmant que, pour assurer une transition sans heurt de la phase des secours à celle du relèvement et du développement, il faut que l’assistance d’urgence soit dispensée de manière à favoriser le redressement à court et à moyen terme afin de faciliter le développement à long terme, et que certaines mesures d’urgence doivent être considérées comme une étape sur la voie qui mène au développement durable, Soulignant à ce propos l’importance du rôle que jouent les organismes de développement et tous les intervenants intéressés qui appuient l’action que mènent les pays pour atténuer les effets des catastrophes naturelles, 1. Prend acte du rapport du Secrétaire général 6 ; 2. Se déclare vivement préoccupée par les effets de plus en plus graves des catastrophes naturelles, sources d’immenses pertes humaines et matérielles dans le monde entier mais surtout dans les pays vulnérables qui n’ont pas les moyens de mener une action efficace pour atténuer les répercussions à long terme de ces catastrophes sur leur société, leur économie et leur environnement ; 3. Invite les États Membres, les organismes des Nations Unies et les autres acteurs de l’aide humanitaire et du développement à accélérer la mise en œuvre de toutes les dispositions de la Déclaration de Hyogo 1 et du « Cadre d’action de Hyogo pour 2005-2015 : pour des nations et des collectivités résilientes face aux catastrophes »2 , en particulier à tenir les engagements concernant l’assistance aux pays en développement exposés aux catastrophes naturelles et aux États sinistrés pendant la phase de transition vers un relèvement matériel, social et économique durable, aux fins de la réalisation d’activités de réduction des risques de catastrophe au stade du relèvement et de la reprise après les catastrophes, et, à cet égard, encourage les États, les organismes des Nations Unies et toutes les parties prenantes à poursuivre les consultations sur l’instrument appelé à succéder au Cadre, qui devraient aboutir à la troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe, qui doit se tenir à Sendai (Japon), du 14 au 18 mars 2015, et à mettre en place le cadre de remplacement ; 4. Souligne qu’il faut promouvoir et renforcer la préparation aux catastrophes à tous les niveaux, en particulier dans les zones à risques, et encourage les États Membres, les organismes des Nations Unies et les autres acteurs de l’aide humanitaire et du développement à accroître le financement des activités de réduction des risques de catastrophe, notamment de préparation aux catastrophes, et à renforcer la coopération dans ce domaine ; 5. Encourage les États Membres à verser des contributions financières réservées aux activités de préparation, aux interventions et aux opérations de relèvement selon une approche harmonisée, souple et complémentaire, qui tire _______________ 6 4/11 A/69/303.

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