A/RES/59/263
c)
L’établissement par le Gouvernement d’un comité pour la prévention du
recrutement d’enfants soldats et ses entretiens avec le Fonds des Nations Unies pour
l’enfance en vue de la conclusion d’un plan d’action, et souligne que le
Gouvernement doit collaborer étroitement avec le Fonds ;
d) La reprise des pourparlers de paix entre le Gouvernement du Myanmar et
l’Union nationale des Karens ;
e)
Le fait que le Comité international de la Croix-Rouge et le Haut
Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés ont eu accès à la partie orientale
du pays ;
2.
Se déclare gravement préoccupée par :
a) Les violations systématiques des droits de l’homme – droits civils et
politiques aussi bien qu’économiques, sociaux et culturels – dont continue à souffrir
le peuple du Myanmar, comme le soulignent en particulier les résolutions relatives à
la situation des droits de l’homme au Myanmar, les dernières étant sa résolution
58/247 et la résolution 2004/61 de la Commission des droits de l’homme1 ;
b) Les événements survenus le 30 mai 2003 ainsi que le maintien en
détention et l’assignation à domicile de Daw Aung San Suu Kyi et de membres de la
Ligue nationale pour la démocratie ;
c)
Le fait que les autorités du Myanmar n’ont pas encore mis en œuvre les
recommandations contenues dans les résolutions susmentionnées qu’elle-même et la
Commission des droits de l’homme ont adoptées ;
d) Le fait qu’en dépit de demandes réitérées les autorités du Myanmar ne
permettent pas depuis plus de six mois à l’Envoyé spécial du Secrétaire général au
Myanmar de se rendre dans le pays et que depuis près de douze mois elles opposent
le même refus au Rapporteur spécial ;
e)
Les restrictions qui continuent à être imposées à la Ligue nationale pour
la démocratie et à d’autres partis politiques, lesquelles les ont empêchés de
participer à la Convention nationale ;
3.
Engage vivement le Gouvernement du Myanmar :
a) À mettre fin aux violations systématiques des droits de l’homme au
Myanmar, notamment aux exécutions extrajudiciaires, à la pratique de la torture,
aux viols et autres formes de sévices sexuels commis de façon constante par des
membres des forces armées, à la discrimination et aux violations dont sont victimes
en particulier les personnes appartenant à des minorités ethniques, les femmes et les
enfants, et aux violations du droit à un niveau de vie décent, à assurer le plein
respect de tous les droits de l’homme et libertés fondamentales, et à mettre fin à
l’impunité en effectuant des enquêtes et en traduisant en justice tous les auteurs de
violations des droits de l’homme, y compris les militaires et autres agents de l’État,
quelles que soient les circonstances ;
b) À veiller à ce que la prochaine session de la Convention nationale se
tienne sans exclusion d’aucun parti ou représentant politique, ni d’aucun groupe
ethnique majeur non représenté par un parti politique, et à ce que les participants se
voient garantir la liberté d’association et la liberté d’expression, notamment la
liberté des médias et l’accès illimité à l’information pour le peuple du Myanmar, et
à ce que la sécurité soit garantie à chacun ;
c)
À rétablir la démocratie et à respecter les résultats des élections de 1990,
notamment en libérant immédiatement et sans condition les dirigeants de la Ligue
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