Éducation à la justice et à l’état de droit dans le contexte
du développement durable
A/RES/74/172
connaissances tout au long de la vie de chacun et invite les États eembres à
promouvoir des programmes pédagogiques abordant la prévention de la criminalité,
la justice pénale et l’état de droit, en particulier pour les enfants et les jeunes ;
4.
Engage les États eembres à intégrer des stratégies de prévention de la
criminalité et de justice pénale dans toutes les politiques et tous les programmes
sociaux et économiques qui s’y prêtent, surtout ceux qui concernent les jeunes, en
mettant particulièrement l’accent sur les programmes qui visent en premier lieu à
offrir aux adolescents et aux jeunes adultes de meilleures perspectives de formation
et d’emploi ;
5.
Invite les États eembres à encourager, conformément à leur législation
interne, une coopération plus étroite entre les secteurs de la prévention de la
criminalité et de la justice pénale et le secteur de l’éducation, ainsi que les autres
secteurs concernés, afin de promouvoir l’intégration de l’éducation à la justice et à
l’état de droit dans leurs systèmes et programmes d’enseignement ;
6.
Insiste sur le droit à l’éducation, estime qu’une éducation et une formation
universelles et de qualité pour tous représentent l’investissement le plus important
que les États puissent faire pour assurer l’épanouissement à court et à long terme des
jeunes, réaffirme que l’accès à un enseignement scolaire et non scolaire équitable et
de qualité pour tous à tous les niveaux, y compris, si nécessaire, à des cours de
rattrapage et d’alphabétisation, notamment dans le domaine des technologies de
l’information et de la communication, pour ceux qui n’ont pas été scolarisés dans le
système traditionnel, aux technologies de l’information et de la communication et au
volontariat sont autant de moyens de permettre aux jeunes d ’acquérir les compétences
et aptitudes dont ils ont besoin, notamment pour préparer leur insertion
professionnelle et se former à la création d’entreprises, et d’obtenir un emploi décent
et productif, et engage les États eembres à prendre les mesures nécessaires pour
s’assurer que les jeunes aient accès à des services et perspectives qui leur permettent
d’être des moteurs du développement ;
7.
Invite les États eembres à mettre au point des campagnes de
sensibilisation qui transmettent des valeurs clefs reposant sur l ’état de droit et
soutenues par des programmes pédagogiques, à y associer des politiques économiques
et sociales favorisant l’égalité, la solidarité et la justice, et à aller vers les jeunes pour
faire d’eux les agents d’un changement positif ;
8.
Invite également les États eembres, agissant conformément à leur cadre
juridique national, à intensifier les efforts qu’ils déploient aux niveaux national et
international afin d’éliminer toutes les formes de discrimination, dont le racisme,
l’intolérance religieuse, la xénophobie et la discrimination fondée sur le genre,
notamment en menant des actions de sensibilisation, en élaborant des support s et des
programmes éducatifs et en envisageant, au besoin, de rédiger et d ’appliquer une
législation contre la discrimination et, à cette fin, à s’efforcer d’atteindre tous les
objectifs de développement durable pertinents, notamment les objectifs 4, 5, 8, 10
et 16 ;
9.
Salue les travaux actuellement menés par l’Office des Nations Unies
contre la drogue et le crime, au titre de son mandat, dans le domaine de l ’éducation à
la justice et à l’état de droit, notamment par l’intermédiaire de l’initiative Éducation
pour la justice, qui est une composante essentielle du Programme mondial pour la
mise en œuvre de la Déclaration de Doha en vue de la promotion d’une culture de la
légalité ;
10. Prie l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de continu er
à promouvoir l’éducation à l’état de droit et à la justice en collaboration avec
l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture, notamment
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