Intensification de l’action mondiale visant à éliminer les mutilations génitales féminines A/RES/71/168 appliquer une législation interdisant cette forme de violence, et à amener les auteurs de ces pratiques à répondre de leurs actes; 5. Exhorte également les États à assortir les sanctions d’activités informatives et éducatives conçues pour promouvoir un consensus en vue de l’élimination des mutilations génitales féminines, à fournir protection et assistance aux femmes et aux filles qui ont subi ou risquent de subir des mutilations génitales, y compris en mettant sur pied des services de soutien psychosocial et de soins pour leur venir en aide et en établissant des moyens de recours appropriés, et à prendre des mesures pour améliorer leur santé, y compris sexuelle et procréative, de manière à aider les femmes et les filles soumises à cette pratique; 6. Exhorte en outre les États à promouvoir un enseignement non sexiste, propice à l’autonomisation des filles, en revoyant et en modifiant, selon qu’il convient, les programmes scolaires, les outils pédagogiques et les programmes de formation des enseignants et en élaborant des politiques et des programmes de tolérance zéro à l’égard de la violence dirigée contre les filles, en particulier les mutilations génitales féminines, en insistant spécialement sur la sensibil isation aux effets néfastes des mutilations génitales féminines, et à intégrer davantage dans les programmes d’enseignement et de formation à tous les niveaux une analyse poussée des causes et des conséquences de la violence sexiste et de la discrimination exercée à l’encontre des femmes et des filles; 7. Exhorte les États à veiller à ce que la protection des femmes et des filles qui ont subi, ou risquent de subir, des mutilations génitales et le soutien à leur apporter fassent partie intégrante des politiques et des programmes mis en œuvre pour lutter contre cette pratique, et à prévoir à l’intention des femmes et des filles des mesures de prévention et d’intervention de qualité, plurisectorielles, coordonnées, spécialisées et accessibles, notamment des services éducatifs, juridiques, psychologiques, sanitaires et sociaux, dispensés par du personnel qualifié, conformément aux principes d’éthique médicale; 8. Invite les États à veiller à ce que les stratégies et les plans d’action nationaux visant à éliminer les mutilations génitales féminines soient détaillés et pluridisciplinaires, prévoient des échéances pour atteindre les objectifs et soient assortis de cibles et d’indicateurs précis pour assurer l’efficacité du suivi, de l’étude d’impact et de la coordination des programmes entre toutes les parties intéressées et à encourager leur participation, notamment celle des groupes touchés par ces pratiques, des communautés où ces mutilations sont pratiquées et des organisations non gouvernementales, dans l’élaboration, l’application et l’évaluation de ces stratégies et plans d’action; 9. Exhorte les États à prendre, dans le cadre général des politiques d’intégration et en consultation avec les communautés concernées, des mesures ciblées, efficaces et spécifiques en faveur des réfugiées et des migrantes ainsi que de leurs communautés afin de protéger les filles des mutilations génitales, y compris lorsqu’elles sont pratiquées en dehors du pays de résidence ; 10. Demande aux États de concevoir des campagnes et des programmes d’information et de sensibilisation ciblant systématiquement le public, les professions concernées, les familles et les communautés, notamment en faisant appel aux médias présentant à la télévision et à la radio des débats sur les effets néfastes des mutilations génitales féminines et la persistance de ces pratiques, ainsi que sur le soutien à l’échelle nationale et internationale en faveur de leur élimination; 5/8

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