A/RES/68/179 Protection des migrants action internationales concertées, ainsi qu’une véritable coopération multilatérale entre pays d’origine, de transit et de destination, Ayant à l’esprit que les politiques et initiatives en matière de migrations, notamment celles qui sont relatives à leur bonne gestion, devraient favoriser l’adoption de démarches globales tenant compte des causes et des conséquences de ce phénomène, ainsi que le plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales des migrants, Soulignant qu’il importe que, à tous les niveaux de l’État, la réglementation et la législation relatives à la migration irrégulière soient conformes aux obligations que le droit international, notamment le droit international des droits de l’homme, impose aux États, Soulignant également que les États sont tenus de protéger les droits de l’homme des migrants, quel qu’en soit le statut migratoire, notamment lorsqu’ils appliquent leurs politiques relatives aux migrations et à la sécurité des frontières, et exprimant sa préoccupation vis-à-vis des mesures qui, tout en s’inscrivant dans le cadre de politiques visant à réduire la migration irrégulière, traitent celle-ci comme une infraction d’ordre pénal plutôt qu’administratif, ce qui a pour effet de dénier aux migrants la pleine jouissance de leurs droits de l’homme et libertés fondamentales, et rappelant à cet égard que les peines et le traitement réservés aux migrants en situation irrégulière devraient être à la mesure de l’infraction commise, Consciente que, du fait que les criminels profitent des flux migratoires et tentent de contourner des politiques d’immigration restrictives, les migrants sont plus exposés, notamment, à l’enlèvement, à l’extorsion, au travail forcé, à l’exploitation sexuelle, aux agressions physiques, à la servitude pour dettes et au délaissement, Considérant l’apport des jeunes migrants aux pays d’origine et de destination et, à cet égard, encourageant les États à tenir compte de la situation et des besoins particuliers de ces jeunes, Préoccupée par le nombre important et croissant de migrants, en particulier les femmes et les enfants, notamment ceux qui ne sont pas accompagnés ou sont séparés de leurs parents, qui se mettent en situation de vulnérabilité en tentant de franchir les frontières internationales sans être munis des documents de voyage requis, et considérant que les États ont l’obligation de respecter les droits de l’homme de ces migrants, Consciente qu’il importe d’aborder la question des migrations internationales de manière globale et équilibrée, et ayant à l’esprit que les migrations enrichissent le tissu économique, politique, social et culturel des États et les liens historiques et culturels qui existent entre certaines régions, Consciente également des obligations que le droit international des droits de l’homme met à la charge des pays d’origine, de transit et de destination, Insistant sur le fait que les États, en coopération avec la société civile, notamment les organisations non gouvernementales, les organisations de travailleurs et le secteur privé, entre autres parties intéressées, doivent mener des campagnes d’information pour préciser les possibilités, les restrictions, les risques et les droits en cas de migration, de manière à permettre à chacun de prendre des décisions éclairées et à empêcher quiconque d’avoir recours à des moyens dangereux pour franchir les frontières internationales, 4/10

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