A/HRC/RES/35/10 acte, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, tant dans la vie publique que dans la vie privée, y compris sur les sites numériques ou en ligne, et prend note des préjudices économiques et sociaux causés par cette violence ; 4. Condamne vigoureusement tous les actes de violence contre les femmes et les filles, qu’ils soient le fait de l’État ou d’acteurs non étatiques, et demande que soit éliminée toute forme de violence sexuelle et autre forme de violence fondée sur le sexe, y compris lorsqu’elle est perpétrée ou cautionnée par l’État ; 5. Constate le rôle essentiel que jouent les femmes et les filles ainsi que les organisations de femmes et de jeunes et les organisations dirigées par des femmes et des filles en tant qu’agents du changement et, à cet égard, invite instamment les États à collaborer réellement avec les femmes et les filles en vue de les faire participer de manière active et sur un pied d’égalité à la planification, à la conception, à l’application et au suivi de la législation, des politiques et des programmes, y compris ceux qui visent à amener les hommes et les garçons à se mobiliser ; 6. Constate également le rôle essentiel que jouent les hommes et les garçons dans la prévention et l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes et des filles, dans la vie publique comme dans la vie privée, et invite instamment les États à concevoir et mettre en œuvre des politiques et programmes nationaux portant sur les rôles et les responsabilités des hommes et des garçons dans la promotion de l’égalité des sexes ; 7. Demande instamment aux États de condamner fermement et publiquement toutes les formes de violence contre les femmes et les filles, en tous lieux, dans la sphère publique comme dans la sphère privée, et de se garder d’invoquer quelque coutume, tradition ou considération religieuse que ce soit pour se soustraire à l’obligation qui leur incombe d’éliminer ces violences, notamment en éliminant toutes les pratiques nocives, telles que les mariages d’enfants, les mariages précoces et les mariages forcés et les mutilations génitales féminines ; 8. Continue d’exprimer la préoccupation particulière que lui inspirent la discrimination et la violence systémiques et structurelles subies par les femmes qui défendent les droits de l’homme, tous âges confondus, et demande aux États de respecter leur obligation de prévenir les violations et les atteintes dirigées contre tous les défenseurs des droits de l’homme, notamment de prendre des mesures concrètes pour prévenir les menaces, le harcèlement et la violence, et de lutter contre l’impunité en garantissant, qu’il s’agisse d’acteurs étatiques ou non, que les auteurs de violations et d’atteintes, y compris de tous les types de violences sexistes et de menaces, sont rapidement traduits en justice à l’issue d’enquêtes impartiales ; 9. Demande aux États de prendre des mesures immédiates et efficaces pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles et de faire en sorte : a) D’associer pleinement les hommes et les garçons, en même temps que les femmes et les filles, y compris les responsables communautaires et religieux, en tant qu’agents et bénéficiaires de la réalisation de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles, afin de contribuer à l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles ; b) De s’attaquer aux causes profondes de l’inégalité des sexes, y compris aux stéréotypes liés au sexe et aux normes sociales, attitudes et comportements négatifs, aux facteurs socioéconomiques de la violence, et aux rapports de force inégaux découlant de normes patriarcales qui veulent que les femmes et les filles soient inférieures aux hommes et aux garçons et qui banalisent, cautionnent ou perpétuent la discrimination et la violence à l’égard des femmes et des filles ; c) De concevoir et de mettre en œuvre des politiques, stratégies et programmes nationaux relatifs aux rôles et aux responsabilités des hommes et des garçons et d’en surveiller régulièrement la mise en œuvre, notamment de transformer les normes socioculturelles et les pratiques traditionnelles et coutumières qui cautionnent la violence à l’égard des femmes et des filles, de combattre les attitudes qui placent celles-ci dans une position d’infériorité par rapport aux hommes et aux garçons ou qui leur assignent des rôles 4 GE.17-11704

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