A/HRC/RES/57/22
7.
Demande au Gouvernement burundais de mettre pleinement en application les
recommandations formulées par le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme
au Burundi et la Commission d’enquête sur le Burundi dans leurs rapports ainsi que celles
acceptées dans le cadre de l’Examen périodique universel, et de coopérer pleinement avec
les titulaires de mandats au titre des procédures spéciales et les organes conventionnels
compétents ;
8.
Demande également au Gouvernement burundais de s’abstenir de tout acte
d’intimidation ou de représailles contre les défenseurs des droits de l’homme, y compris ceux
qui coopèrent avec les mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme et
avec lui-même ;
9.
Engage le Gouvernement burundais à nouer un véritable dialogue sans
exclusive avec toutes les parties prenantes burundaises, qu’elles soient à l’intérieur ou à
l’extérieur du pays, en vue de remédier efficacement aux problèmes multiples et profonds
avec lesquels le Burundi est aux prises et de réintégrer durablement dans la société burundaise
les personnes revenues au pays ;
10.
Demande au Gouvernement burundais de prendre des mesures concrètes pour
lutter contre la discrimination sous toutes ses formes et pour garantir à toutes les personnes
se trouvant sur son territoire la pleine et égale jouissance des droits de l’homme et des libertés
fondamentales, conformément au droit international des droits de l’homme ;
11.
Décide de proroger d’un an le mandat de Rapporteur spécial sur la situation
des droits de l’homme au Burundi et prie le Rapporteur spécial de lui présenter, à sa
cinquante-neuvième session, un compte rendu oral de la situation des droits de l’homme au
Burundi et de lui soumettre, à sa soixantième session, ainsi qu’à l’Assemblée générale, à sa
quatre-vingtième session, un rapport complet à ce sujet ;
12.
Exhorte le Gouvernement burundais à coopérer pleinement avec le Rapporteur
spécial, notamment à lui permettre d’accéder sans entrave au pays, à lui fournir toutes les
informations nécessaires à la bonne exécution de son mandat et à favoriser les échanges et
les synergies fondés sur la coopération avec la Commission nationale indépendante des droits
de l’homme, conformément aux engagements publics pris par le Gouvernement actuel de
promouvoir les droits de l’homme et de renouer le dialogue avec la communauté
internationale ;
13.
Exhorte également le Gouvernement burundais à coopérer de manière
constructive avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme,
en particulier avec son bureau régional pour l’Afrique centrale, à présenter un calendrier pour
la réouverture du bureau du Haut-Commissariat au Burundi et à continuer de coopérer avec
l’équipe de pays des Nations Unies au Burundi ;
14.
Prie le Secrétaire général de fournir au Rapporteur spécial l’assistance et toutes
les ressources nécessaires pour lui permettre de s’acquitter de toutes ses fonctions,
conformément au mandat défini dans la résolution 48/16 ;
15.
Décide de rester saisi de la question.
48e séance
10 octobre 2024
[Adoptée à l’issue d’un vote enregistré par 22 voix contre 10, avec 15 abstentions. Les voix
se sont réparties comme suit :
Ont voté pour :
Albanie, Allemagne, Argentine, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Costa Rica,
États-Unis d’Amérique, Finlande, France, Géorgie, Honduras, Japon,
Kazakhstan, Lituanie, Luxembourg, Monténégro, Paraguay, Pays-Bas
(Royaume des), République dominicaine, Roumanie.
Ont voté contre :
Bénin, Burundi, Cameroun, Chine, Cuba, Érythrée, Maroc, Somalie, Soudan,
Viet Nam.
GE.24-18652
3