A/RES/69/156
Mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés
religieux et les responsables locaux, la société civile, les associations de femmes et
les groupes de défense des droits de la personne, les hommes et les garçons, et les
organisations de jeunes, des mesures et des stratégies intégrées, globales et
coordonnées en vue d’éliminer les mariages d’enfants, les mariages précoces et les
mariages forcés et d’offrir une aide aux filles, aux adolescentes et aux femmes déjà
mariées, notamment grâce au renforcement des systèmes de protection de l’enfance,
à des mécanismes de protection tels que des centres d’accueil sûrs, en facilitant
l’accès à la justice et en échangeant les pratiques optimales ;
3.
Demande aux États et à la communauté internationale d’instaurer un
environnement dans lequel le bien-être des femmes et des filles est garanti, entre
autres en concourant aux efforts faits pour éliminer l’extrême pauvreté, en les
appuyant et en y participant, et réaffirme qu’investir en faveur des femmes et des
filles et protéger leurs droits sont, entre autres, les meilleurs moyens de mettre fin à
la pratique des mariages d’enfants, des mariages précoces et des mariages forcés ;
4.
Demande aux États de promouvoir et de protéger le droit des femmes et
des filles à l’éducation en mettant davantage l’accent sur une éducation de qualité,
notamment des programmes de rattrapage scolaire et d’alphabétisation pour celles
qui n’ont pas suivi un enseignement de type classique, tout en ayant conscience que
l’éducation est l’un des meilleurs moyens de prévenir les mariages d’enfants, les
mariages précoces et les mariages forcés et de mettre fin à ces pratiques et d’aider
les femmes et les filles mariées à faire en meilleure connaissance de cause des choix
concernant leur vie ;
5.
Exhorte les gouvernements à promouvoir et à protéger les droits
fondamentaux de toutes les femmes, notamment leur droit de disposer de leur
sexualité et de décider librement et de manière responsable de ce qui s’y rapporte,
en particulier leur santé sexuelle et procréative, sans subir de contrainte, de
discrimination ou de violence, ainsi qu’à adopter et à mettre en œuvre plus
rapidement des lois, politiques et programmes qui protègent tous les droits de la
personne et toutes les libertés fondamentales et permettent de les exercer,
notamment les droits en matière de procréation, conformément au Programme
d’action de la Conférence internationale sur la population et le développement8, au
Programme d’action de Beijing14 et aux textes issus de leurs conférences d’examen ;
6.
Encourage les entités et organismes des Nations Unies concernés à
poursuivre leur collaboration avec les États Membres et à les aider à formuler et à
exécuter des stratégies et politiques d’envergure nationale, régionale et
internationale en vue de prévenir et d’éliminer les mariages d’enfants, les mariages
précoces et les mariages forcés, et à offrir une aide aux filles, aux adolescentes et
aux femmes déjà mariées ;
7.
Rappelle l’inclusion d’une cible relative à l’élimination de toutes les
pratiques préjudiciables, telles que les mariages d’enfants, les mariages précoces et
les mariages forcés, dans le document final de son Groupe de travail ouvert sur les
objectifs de développement durable 15 , considère que les mariages d’enfants, les
mariages précoces et les mariages forcés sont un obstacle au développement et
empêchent les femmes et les filles d’exercer pleinement leurs droits fondamentaux,
et considère également qu’il est nécessaire d’examiner comme il convient la
_______________
14
Rapport de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 4-15 septembre 1995
(publications des Nations Unies, numéro de vente : F.96.IV.13), chap. I, résolution 1, annexe II.
15
Voir A/68/970 et Corr.1.
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