A/79/151 questions particulières comme la coopération avec les personnes LGBT et l’identification de l’électorat 100. 31. Les organismes de gestion des élections peuvent également veiller en amont à fournir des informations électorales destinées aux personnes LGBT. Il s ’agit d’une bonne pratique dans plusieurs pays (Guatemala, Népal, Pakistan et Pérou) 101. Ces campagnes d’information et de sensibilisation de l’électorat montrent que l’organisme de gestion des élections est déterminé à protéger les intérêts des groupes marginalisés, tout en promouvant la visibilité des personnes LGBT et en montrant clairement que toutes les personnes sont sur un pied d’égalité lors des opérations électorales. Ces mesures soulignent la fonction unique des organismes de gestion des élections qui consiste à contrôler et à promouvoir la légalité des opérations électorales et leur légitimité auprès du public. 32. Les organismes de gestion des élections peuvent envisager d’élaborer des politiques internes visant à promouvoir la participation des personnes LGBT en qualité de personnels et de responsables électoraux. Dans son rapport, le PNUD a relevé plusieurs exemples positifs à cet égard, comme le protocole visant à garanti r l’égalité des droits en faveur du personnel électoral trans au Mexique 102. Dans les contextes hostiles, les personnes LGBT peuvent être réticentes à assumer, au sein des organismes de gestion des élections, des fonctions dirigeantes et politiques qui présupposent une certaine exposition, et peuvent également ne pas avoir la possibilité d’accéder à ces fonctions en raison de stéréotypes et d’une discrimination largement répandus 103 . De même, le fait qu’il n’y ait pas de personnes LGBT très visibles exerçant l’autorité publique peut être interprété comme une délégitimation supplémentaire de leur potentiel civique et de leur statut au sein de l ’État. VI. Cadre régissant les campagnes électorales 33. Facette publique de l’entreprise électorale, la campagne offre aux personnes candidates l’espace nécessaire pour exprimer des opinions politiques divergentes. Il s’agit souvent du moment où la rhétorique politique est remodelée (et souvent radicalisée) afin de gagner des voix 104 . Dans son rapport, le PNUD note que la répression active des minorités sexuelles et des minorités de genre par les gouvernements semble également être associée à une dynamique politique, observant la pratique consistant à « faire d’une minorité socialement méprisée un bouc émissaire pour consolider le pouvoir, justifier des politiques conservatrices et détourner l’attention d’autres questions » 105 . Comme il est indiqué dans une contribution, « l’hostilité à l’égard des personnes LGBTQI+ est un moyen puissant de distraire la population, de légitimer des mesures extralégales et de consolider le pouvoir » 106. Le Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association a constaté que des obstacles persistaient, que de nouvelles attaques étaient portées aux droits des femmes à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association, notamment en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre et d’une multitude de stéréotypes, et que les attaques commises contre les __________________ 100 101 102 103 104 105 106 24-12964 Rodríguez, Building Inclusive Democracies, section 3.1.4. Ibid., sect. 3.2.1.4. Ibid., sect. 3.1.1. Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, Gender, Diversity and Justice: Overview and Recommendations (Varsovie, 2019), p. 15. Union européenne, Election Observation Mission to Guatemala 2023: Final Report (2023), p. 28. Jeffrey O’Malley et Andreas Holzinger, The Sustainable Development Goals: Sexual and Gender Minorities, p. 73. Contribution de la GLIDE Initiative, p. 8. 15/29

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