A/RES/70/188
Système financier international et développement
réellement et rapidement les pays en développement se trouvant dans une impasse
financière à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, en tenant
compte des capacités d’absorption des pays concernés et de la soutenabilité de leur
dette ;
10. Invite les banques de développement multilatérales et les autres banques
de développement internationales à continuer de financer le développement à des
conditions concessionnelles et non concessionnelles, sur une base stable et dans une
perspective à long terme, en levant des contributions et des capitaux et en
mobilisant des ressources provenant des marchés financiers et insiste sur le fait que
les banques de développement devraient faire un usage optimal de leurs ressources
et de leurs bilans, en veillant au maintien de leur intégrité financière et actualisant et
perfectionnant leur politiques pour soutenir le Programme de développement
durable à l’horizon 2030, y compris les objectifs de développement durable ;
11. Reconnaît le rôle que jouent les flux de capitaux privés dans le
financement du développement, insiste sur les problèmes que pose à de nombreux
pays en développement l’instabilité excessive des flux de capitaux à court terme,
note que la situation spécifique de chaque pays doit être prise en considération lors
de la conception et de la mise en œuvre des mesures de gestion des flux de capitaux
destinées à surmonter ces problèmes, telles que les politiques macroécono miques,
les mesures macroprudentielles et diverses formes de gestion du compte de capital,
tout en restant bien consciente des risques potentiels inhérents à la gestion des flux
de capitaux ;
12. Note que les vides réglementaires et les incitations mal harmonisées
constituent toujours un risque pour la stabilité financière, notamment le risque
d’effets de contagion des crises financières dans les pays en développement, d’où la
nécessité d’entreprendre des réformes supplémentaires du système financier et
monétaire international pour renforcer la coordination et la cohérence des politiques
afin d’améliorer la stabilité financière et macroéconomique mondiale, souligne la
nécessité de prévenir et réduire les risques de crise financière et d’impact, sachant
que les décisions de politique nationale peuvent avoir des effets systémiques bien
au-delà des frontières des États, notamment dans les pays en développement,
souligne également la nécessité d’appliquer des politiques macroéconomiques saines
qui contribuent à la stabilité mondiale, à une croissance équitable et viable et au
développement durable tout en renforçant les systèmes financiers et les institutions
économiques, et note que face aux risques liés aux flux de capitaux massifs et
instables l’ajustement macroéconomique nécessaire pourrait être couplé à des
mesures macroprudentielles et, le cas échéant, des mesures de gestion des flux de
capitaux ;
13. Estime que les institutions financières internationales doivent promouvoir
la mobilisation des flux de capitaux dans le cadre de leurs mandats respectifs
y compris par de bonnes mesures incitatives de l’investissement à moyen et à long
terme et la mutualisation des meilleures pratiques, afin de mieux orienter les
investissements nationaux et internationaux vers le développement durable en
fonction de ses trois dimensions ;
14. Souligne qu’il importe que le système financier international soit ouvert à
tous les niveaux et que l’ouverture financière doit figurer comme objectif de
politique générale dans la réglementation financière conformément aux priorités et
aux législations nationales ;
15. S’engage de nouveau à élargir et amplifier la participation et la voix des
pays en développement dans le processus de prise des décisions économiques
6/11