Les technologies de l’information et des communications
au service du développement durable
A/RES/74/197
commerce électronique, qui a eu lieu du 1 er au 5 avril 2019 sur le thème des incidences
du passage au numérique sur le développement, et attend avec intérêt la première
Semaine du commerce électronique en Asie, qui se tiendra en 2020 aux Émirats arabes
unis ;
15. Salue les travaux menés dans le cadre du Programme Information pour
tous de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture afin
d’aider les États Membres à élaborer des politiques visant à combler le fossé
numérique et à édifier des sociétés du savoir équitables, et se félicite de la tenue de
la Semaine mondiale de l’initiation aux médias et à l’information du 24 au 31 octobre
2019 ;
16. Constate que, malgré les récents progrès et les résultats notables
enregistrés, l’accès et le recours aux technologies de l’information et des
communications restent inégaux, s’inquiète de la grande fracture qui subsiste entre
pays développés et pays en développement et à l’intérieur de ces catégories dans les
domaines du numérique et du haut débit, notamment du fait que l ’on compte
122 abonnements au haut débit mobile pour 100 habitants dans les pays développés
contre seulement 75 dans les pays en développement et 33 dans les pays les moins
avancés, et que ces services coûtent généralement plus cher dans les pays en
développement compte tenu du revenu moyen des ménages, si bien que les habitants
de ces pays ne peuvent avoir accès aux technologies de l ’information et des
communications à un coût abordable ;
17. Se dit consciente de l’importance que revêt l’accès au haut débit pour tous
les pays en développement, et demande à toutes les parties prenantes, y compris la
communauté internationale, de favoriser de nouvelles mesures, y compris
l’investissement, visant à améliorer l’accès et la connexion au haut débit dans ces
pays ;
18. Sait l’importance que revêt la connexion au haut débit pour les utilisateurs
des zones rurales et reculées, et note à cet égard que les petits opérateurs et les
opérateurs locaux sans but lucratif, entre autres, peuvent, le cas échéant, fournir ces
services si les mesures réglementaires voulues sont prises pour leur donner accès aux
infrastructures de base ;
19. Encourage la recherche-développement et l’élaboration de stratégies
viables susceptibles de déboucher sur un gain de compétitivité et d ’investissement et
une baisse rapide du coût des technologies de l’information et des communications,
et invite instamment toutes les parties prenantes à réduire le fossé numérique qui
continue de se creuser entre les pays ainsi qu’à l’intérieur même des pays, notamment
en favorisant un contexte propice à l’action à tous les niveaux et en renforçant les
cadres juridiques et réglementaires propres à accroître l’investissement et
l’innovation, les partenariats public-privé, les stratégies d’accès universel et la
coopération internationale, afin d’améliorer l’accessibilité, l’éducation, le
renforcement des capacités, le multilinguisme, la préservation de la culture,
l’investissement et le transfert de technologies à des conditions arrêtées d’un commun
accord ;
20. Constate qu’il subsiste un fossé numérique entre les sexes et que les
femmes sont 17 pour cent moins nombreuses que les hommes à utiliser Internet dans
le monde, et 43 pour cent dans les pays les moins avancés, note avec inquiétude que
si ce fossé s’est réduit dans beaucoup de régions depuis 2013, il s’est creusé de
manière générale, en particulier dans les pays les moins avancés et en Afrique, appelle
à cet égard toutes les parties prenantes à faire en sorte que les femmes participent
pleinement à la société de l’information et aient accès aux technologies de
l’information et des communications au service du développement, notamment aux
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