A/HRC/RES/46/19
aux femmes et aux filles l’égalité d’accès à la protection sociale et aux ressources, y compris
le revenu, la terre et l’eau, et leur propriété, et le plein accès, en toute égalité, aux soins de
santé, à l’éducation, à la science et à la technologie, afin qu’elles puissent se nourrir et nourrir
leur famille et, à cet égard, souligne qu’il est indispensable de donner aux femmes des
moyens d’action et de renforcer leur rôle dans la prise de décisions ;
7.
Engage le Rapporteur spécial sur le droit à l’alimentation à continuer de tenir
compte des questions de genre dans l’exécution de son mandat et engage l’Organisation des
Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et tous les autres organes et mécanismes
des Nations Unies qui s’intéressent au droit à l’alimentation et à l’insécurité alimentaire à
intégrer et à prendre dûment en considération ces questions dans leurs politiques,
programmes et activités concernant l’accès à l’alimentation ;
8.
Prend note avec satisfaction du rapport dans lequel le Rapporteur spécial sur
le droit à l’alimentation 1 met en évidence les thèmes prioritaires du mandat dans les
prochaines années ;
9.
Engage le Rapporteur spécial à continuer de tenir compte des liens entre droits
de l’homme et enjeux de politique commerciale, systèmes alimentaires et gouvernance
mondiale, et à coopérer avec les organisations internationales compétentes pour faire en sorte
que le régime du commerce international et l’architecture économique mondiale soient
orientés vers la réalisation du droit à l’alimentation ;
10.
Engage également le Rapporteur spécial à poursuivre sa collaboration avec les
organismes, fonds et programmes des Nations Unies et les institutions financières
internationales et à favoriser la coopération entre ces organisations afin de les aider à
promouvoir encore davantage le droit à l’alimentation, dans le cadre de leurs mandats
respectifs, au profit notamment des petits exploitants et des travailleurs agricoles des pays en
développement et des pays les moins avancés ;
11.
Conscient qu’il importe d’accorder toute l’attention voulue aux conséquences
néfastes qu’ont les changements climatiques sur la pleine réalisation du droit à
l’alimentation ;
12.
Réaffirme que, pour éliminer la faim et la pauvreté, dans les pays en
développement en particulier, il est essentiel d’améliorer l’accès aux ressources productives
et aux investissements publics responsables en faveur du développement rural, en tenant
compte des Principes pour un investissement responsable dans l’agriculture et les systèmes
alimentaires, tels qu’ils ont été approuvés par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale,
notamment en encourageant les investissements, y compris privés, dans des technologies
appropriées d’irrigation et de gestion de l’eau à petite échelle en vue de rendre les pays moins
vulnérables à la sécheresse, de remédier au manque d’eau et de veiller à la préservation et à
l’utilisation durable des écosystèmes ;
13.
Est conscient que les petits agriculteurs et les exploitants familiaux des pays
en développement, notamment les femmes et les membres des communautés locales et
autochtones, contribuent de manière importante à garantir la sécurité alimentaire, à réduire
la pauvreté et à préserver les écosystèmes, et qu’il faut soutenir leur développement ;
14.
Réaffirme qu’il faut veiller à ce que les programmes de distribution d’aliments
sains, suffisants, nutritifs et culturellement acceptables soient inclusifs et accessibles aux
personnes handicapées ;
15.
Engage les États à favoriser la création des conditions qui permettront à chacun
d’être à l’abri de la faim et, dès que possible, de jouir pleinement du droit à l’alimentation,
ainsi qu’à envisager, s’il y a lieu, de mettre en place des mécanismes institutionnels
appropriés et d’adopter des plans nationaux d’action contre la faim ;
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GE.21-04328