Droits des peuples autochtones
A/RES/80/191
indispensables à leur existence, à leur bien-être et à leur développement intégral en
tant que peuples,
Consciente de la valeur et de la pluralité des cultures et des formes
d’organisation sociale des peuples autochtones, et de la connaissance holistique
traditionnelle qu’ils ont de leurs terres, de leurs ressources naturelles et de leur
environnement, et soulignant que les peuples autochtones, y compris ceux qui se
trouvent en situation d’isolement volontaire ou de premier contact, ont le droit de
disposer d’eux-mêmes et peuvent choisir de vivre selon leurs traditions,
Notant que dans le document final de sa réunion plénière de haut niveau, dite
Conférence mondiale sur les peuples autochtones, elle a affirmé et reconnu
l’importance des sites religieux et culturels des peuples autochtones et considéré qu’il
importait de permettre l’accès aux objets de culte et aux restes humains appartenant
à ces derniers ainsi que leur rapatriement, comme envisagé dans la Déclaration des
Nations Unies sur les droits des peuples autochtones,
Félicitant les États Membres, les institutions culturelles et religieuses, les
établissements d’enseignement, les musées, les peuples autochtones et la société
civile des efforts qu’ils déploient pour lutter contre le commerce illicite des biens
culturels des peuples autochtones, et saluant toutes les initiatives, qu’elles soient
prises par des États, des institutions ou des particuliers, en faveur de la restitution
volontaire de ces biens culturels acquis illégalement,
Consciente que les pratiques agricoles et la foresterie fondées sur le savoir
traditionnel et les innovations autochtones peuvent contribuer à relever les défis
conjugués des changements climatiques, de l’insécurité alimentaire, de la protection
de la diversité et de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres,
Consciente également que les peuples autochtones, en particulier les femmes et
les filles autochtones et les personnes autochtones handicapées, sont touchés de
manière disproportionnée par les effets du changement climatique, qui ont un impact
négatif sur la jouissance de leurs droits, et soulignant les besoins en matière de
ressources, d’éducation et de soins de santé, ainsi que la nécessité de renforcer la
participation pleine, égale et véritable des femmes autochtones, aux processus de prise
de décision concernant les politiques environnementales et de développement,
Consciente en outre qu’il importe de favoriser les moyens de subsistance des
peuples autochtones, notamment en valorisant les traditions de ces derniers, en
veillant à la mise en place de régimes fonciers, en adoptant des politiques publiques
appropriées et en assurant l’émancipation économique de ces peuples,
Consciente que l’émancipation, l’intégration et le développement économiques
de tous les peuples autochtones, et en particulier des femmes autochtones, notamment
grâce à la création d’entreprises appartenant à des autochtones, peuvent permettre à
ces derniers de participer davantage à la vie sociale, culturelle, civile et politique,
d’acquérir une plus grande indépendance économique et d’édifier des communautés
plus durables et résilientes, et constatant la contribution des peuples autochtones à
l’ensemble de l’économie,
Préoccupée par les désavantages extrêmes dont souffrent généralement les
peuples autochtones, en particulier toutes les femmes, toutes les jeunes filles et toutes
les filles, et dont témoignent différents indicateurs sociaux et économiques, ainsi que
par les obstacles qui les empêchent d’exercer pleinement leurs droits,
Soulignant qu’il faut accorder une attention particulière aux droits et aux besoins
spéciaux des femmes, des enfants, des jeunes, des personnes âgées et des personnes
handicapées autochtones, comme énoncé dans la Déclaration des Nations Unies sur
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