A/RES/59/170
présence d’un très grand nombre de réfugiés dans les pays en développement, en
particulier les moins avancés, et dans les pays en transition ;
8.
Souligne que la protection internationale des réfugiés est une fonction
dynamique axée sur l’action, qui est au cœur du mandat du Haut Commissariat et
qui, en particulier, s’exerce en coopération avec les États et d’autres partenaires,
afin notamment de promouvoir et de faciliter l’admission, l’accueil et le traitement
des réfugiés et de garantir des solutions durables orientées vers la protection,
compte tenu des besoins particuliers des groupes vulnérables, et note à cet égard que
la fourniture d’une protection internationale est un service qui exige un personnel
nombreux et, par conséquent, des effectifs suffisants et compétents, en particulier
sur le terrain ;
9.
Se félicite des résultats obtenus jusqu’à présent par l’initiative
« Convention Plus » 9 du Haut Commissaire, notamment la mise au point du Cadre
multilatéral d’accords sur le recours stratégique à la réinstallation, et encourage le
Haut Commissaire, ainsi que les États intéressés, à renforcer le régime de protection
internationale en élaborant des méthodes globales de règlement des situations de
réfugiés, notamment en répartissant mieux les charges et les responsabilités au
niveau international et en mettant en œuvre des solutions durables qui accordent
l’importance voulue à la protection et, lorsque cela est possible, à l’autonomie des
réfugiés ;
10. Rappelle le rôle important que jouent des partenariats actifs et une
coordination efficace pour répondre aux besoins des réfugiés et autres personnes
déplacées et trouver des solutions durables à leurs problèmes, salue les efforts que
déploie actuellement le Haut Commissariat, en coopération avec les pays d’accueil
et les pays d’origine, y compris les communautés locales concernées, avec d’autres
organismes des Nations Unies et avec d’autres acteurs du développement, afin de
créer des conditions propices à la recherche de solutions à long terme, en particulier
dans le cas des réfugiés de longue date, ce qui englobe la stratégie des « 4 R »
(rapatriement, réinsertion, réadaptation et reconstruction) pour un retour durable, et
encourage les États, agissant en coopération avec les organismes des Nations Unies
et d’autres acteurs du développement, à appuyer, entre autres, par l’attribution de
fonds, l’élaboration et la mise en œuvre des 4 R et d’autres outils de programmation
pour faciliter le passage des activités de secours aux activités de développement ;
11. Réaffirme avec force l’importance fondamentale et le caractère purement
humanitaire et apolitique des fonctions du Haut Commissariat, qui est chargé
d’assurer une protection internationale aux réfugiés et de chercher des solutions
permanentes à leurs problèmes, et rappelle que le rapatriement librement consenti
est l’une de ces solutions de même que l’intégration locale et la réinstallation dans
un pays tiers, lorsque cela est possible et indiqué, tout en réaffirmant que la solution
la plus souhaitable demeure le rapatriement librement consenti, appuyé par les
mesures d’aide au relèvement et au développement nécessaires pour assurer une
réinsertion durable ;
12. Reconnaît qu’il est souhaitable que les pays d’origine, en coopération
avec le Haut Commissariat, les autres États et les autres acteurs concernés, selon
qu’il conviendra, traitent, dès le début, les questions d’ordre juridique et
administratif susceptibles de faire obstacle au rapatriement librement consenti dans
_______________
9
Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, cinquante-neuvième session, Supplément no 12
(A/59/12), chap. III.
3
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