Amélioration de la coordination de l’action contre la traite des personnes
A/RES/70/179
8.
Engage l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime à
coopérer avec les organisations internationales compétentes n’appartenant pas au
système des Nations Unies et à inviter ces organisations et les États Membres
intéressés à participer, selon qu’il conviendra, aux réunions du Groupe
interinstitutions de coordination contre la traite des personnes, ainsi qu’à tenir les
États Membres informés du calendrier des activités du Gr oupe et des progrès
accomplis ;
9.
Prend note de la réunion informelle consultative organisée à l’intention
des États Membres par le Groupe interinstitutions de coordination en janvier 2015
au Siège de l’Organisation des Nations Unies sur les travaux et l es priorités du
Groupe en 2015 et au-delà ;
10. Invite l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, en sa
qualité de coordonnateur du Groupe interinstitutions de coordination, et les autres
organismes compétents des Nations Unies, à poursuivre les activités qu’ils mènent
pour mettre en œuvre les instruments internationaux applicables et le Plan d’action
mondial et invite également les États Membres et les autres donateurs
internationaux et bilatéraux à verser des contributions volontaires à l’O ffice à cette
fin, conformément aux politiques, règles et procédures de l’Organisation des
Nations Unies ;
11. Invite les États Membres à régler les problèmes sociaux, économiques,
culturels, politiques et autres qui exposent les personnes à la traite, comme la
pauvreté, le chômage, les inégalités, les urgences humanitaires, notamment en temps
de conflit armé ou à la suite de catastrophes naturelles, la violence sexuelle, la
discrimination fondée sur le sexe et l’exclusion sociale et la marginalisation, ainsi
que la culture de tolérance vis-à-vis de la violence faite aux femmes, aux jeunes et
aux enfants ;
12. Demande aux États Membres, aux organisations internationales, aux
associations de la société civile et au secteur privé d’intensifier et d’appuyer les
activités de prévention dans les pays d’origine, de transit et de destination en se
concentrant sur la demande, qui est à l’origine de toutes les formes de traite, et sur
les biens et services résultant de la traite des personnes ;
13. Engage les États Membres à coopérer avec la Rapporteuse spéciale du
Conseil des droits de l’homme sur la traite des êtres humains, en particulier des
femmes et des enfants, et les autres titulaires de mandat relevant des procédures
spéciales, y compris la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses
causes et ses conséquences, la Représentante spéciale du Secrétaire généra l chargée
de la question de la violence à l’encontre des enfants, la Rapporteuse spéciale sur la
vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des
enfants et la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines d’esclava ge,
y compris leurs causes et leurs conséquences ;
14. Demande aux États Membres de continuer à s’employer à incriminer la
traite des personnes sous toutes ses formes, y compris l’exploitation de la
prostitution d’autrui et autres formes d’exploitation sexuelle, le travail ou les
services forcés, l’esclavage ou des pratiques analogues, la servitude et le
prélèvement d’organes, tout particulièrement chez les enfants, et à condamner ces
pratiques et à rechercher, poursuivre et punir ceux qui s’y livrent et les
intermédiaires, tout en offrant protection et assistance aux victimes dans le respect
absolu des droits de l’homme, et invite les États Membres à continuer d’apporter
leur soutien aux organismes des Nations Unies et aux organisations internationales
qui s’emploient activement à protéger les victimes de la traite ;
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