A/76/302
I. Introduction
1.
Le Groupe de travail d’experts sur les personnes d’ascendance africaine a tenu
sa vingt-sixième session du 23 au 25 novembre 2020 et sa vingt-septième session du
30 novembre au 3 décembre 2020. En raison de la pandémie de COVID -19, les deux
sessions se sont déroulées en mode virtuel. Au cours de sa vingt-sixième session, le
Groupe de travail s’est réuni en séance privée et a organisé une série de cinq
consultations régionales avec des acteurs de la société civile. La vingt -septième
session, placée sous le thème de « L’urgence du moment : le racisme systémique et
les leçons de 2020 », a rassemblé des représentants des États Membres, ainsi que
d’autres organisations internationales et régionales, des intervenants de la société
civile et des experts invités (voir la liste des participants en annexe).
2.
Le rapport qui suit est soumis en application de la résolution 75/237, dans
laquelle l’Assemblée générale a invité le Conseil des droits de l’homme à présenter
un rapport sur les travaux du Groupe de travail, par l’intermédiaire de la Présidente
de ce groupe. Ses sections III et IV récapitulent les travaux de la vingt -septième
session. La section V met en avant les vives inquiétudes qu’éprouvent les pe rsonnes
d’ascendance africaine en matière de droits de l’homme, telles qu’elles ressortent
d’un processus consultatif. La section VI reprend les conclusions et recommandations
formulées par le Groupe de travail.
II. Activités entreprises par le Groupe de travail
3.
Le Groupe de travail a rendu compte en détail des activités entreprises durant la
période considérée dans le rapport qu’il a soumis au Conseil des droits de l’homme à
sa quarante-huitième session (A/HRC/48/78) et a l’honneur d’appeler l’attention de
l’Assemblée générale sur ce document.
III. Organisation de la vingt-septième session
A.
Ouverture de la session
4.
Dans sa déclaration liminaire, la Sous-Secrétaire générale aux droits de
l’homme a demandé qu’une action collective soit menée au plus vite pour lutter
efficacement contre le racisme structurel et la discrimination raciale, ainsi que contre
les inégalités socio-économiques, l’exclusion, la marginalisation et l’injustice dont
sont victimes les personnes d’ascendance africaine dans le monde entier. Elle a
souligné la nécessité de procéder à une analyse objective du passé pour prendre
conscience des séquelles qu’a eues la traite transatlantique sur les Africains, et pour
y remédier. Elle a réaffirmé l’engagement des Nations Unies à combattre le racisme,
comme en témoignent l’appel à l’action en faveur des droits humains lancé par le
Secrétaire général, l’action du Réseau des Nations Unies sur la discrimination raciale
et la protection des minorités, ainsi que les travaux menés par le Haut Commissariat
des Nations Unies aux droits de l’homme pour donner effet à la résolution 43/1 du
Conseil des droits de l’homme. Notant que le vingtième anniversaire de l’adoption de
la Déclaration et du Programme d’action de Durban, l’examen à mi-parcours de la
Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine et le Progr amme de
développement durable à l’horizon 2030 offrent des cadres d’action pour placer
l’égalité et l’équité raciales au centre des programmes internationaux et nationaux,
elle a appelé les États Membres à s’acquitter de leurs obligations consistant à inte rdire
et éliminer la discrimination raciale et à privilégier l’octroi de ressources et la mise
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