Santé mondiale et politique étrangère : s’occuper de la santé
des plus vulnérables pour une société inclusive
A/RES/72/139
agents antimicrobiens 7, notamment le rapport que le Secrétaire général soumettra,
en vue de son examen par les États Membres, à la soixante-treizième session de
l’Assemblée,
Soulignant qu’il importe de se doter de professionnels de la santé et de
personnel sanitaire motivés, bien formés et bien équipés qui occupent des emplois
décents afin de mettre en place un système de santé durable et résilient et de
contribuer à l’établissement de la couverture sanitaire universelle et à la protection
des agents sanitaires en cas d’urgence,
Rappelant la Déclaration politique de Rio sur les déterminants sociaux de la
santé, adoptée à la Conférence mondiale de 2011 sur les déterminants sociaux de la
santé, où a été réaffirmé le caractère inacceptable, injuste et largement évitable sur
les plans politique, social et économique des inégalités en matière de santé au sein
des pays et entre eux, et notant que de nombreux déterminants de la santé et facteurs
de risque sous-jacents des maladies non transmissibles et transmissibles sont liés
aux conditions sociales et économiques,
Considérant que des politiques sanitaires, sociales et économiques
coordonnées sont nécessaires pour s’occuper de la santé des personnes les plus
vulnérables et marginalisées, qui sont souvent victimes d’iniquité, d’inégalité, de
discrimination, de stigmatisation, d’exclusion sociale et de violence, et qui sont les
plus exposées aux facteurs de risque pour la santé, principalement en raison de leurs
conditions de vie, de leur faible niveau d’instruction en matière de santé et de leur
manque d’accès aux soins de santé et à d’autres services pertinents,
Considérant également qu’il importe d’œuvrer pour l’équité dans le domaine
de la santé et de mettre fin à la stigmatisation et la discrimination dans les
établissements de soins pour atteindre les objectifs de développement durable et
bâtir une société plus inclusive permettant à ceux qui sont vulnérables ou en
situation de vulnérabilité, en particulier les femmes et les filles, les personnes
handicapées, les personnes ayant des problèmes de santé mentale ou des troubles
psychologiques et les personnes vivant avec le VIH/sida ou qui y sont exposées ou
encore celles qui sont touchées par le VIH/sida ou par la tuberculose, le choléra et
d’autres maladies, d’avoir une meilleure qualité de vie et un plus grand bien-être, et
prenant note à cet égard de la déclaration conjointe des Nations Unies visant à
mettre fin à la discrimination dans les établissements de soins,
Notant que l’Initiative politique étrangère et santé mondiale a joué un rôle
important s’agissant de favoriser les effets de synergie entre politique étrangère et
santé mondiale, tout comme la Déclaration ministérielle d’Oslo du 20 mars 200 7,
intitulée « La santé : une question de politique étrangère cruciale pour notre
temps » 8, dont les engagements et les mesures ont été réaffirmés dans le
communiqué ministériel de l’Initiative du 22 septembre 2017, intitulé « Poursuivre
l’action concertée menée depuis 10 ans et se préparer en vue des nouveaux défis à
relever » 9,
Consciente de la nécessité d’imprimer un nouvel élan au Partenariat mondial
pour le développement durable, qui engage toutes les parties prenantes, y compris le
secteur privé, la société civile, le système des Nations Unies et d’autres acteurs, à
mobiliser tous les moyens financiers et non financiers nécessaires pour soutenir de
concert les efforts que font les États Membres pour atteindre les objectifs de
développement durable liés à la santé, notamment en répondant aux besoins de santé
de ceux qui sont vulnérables ou en situation de vulnérabilité, et soulignant qu’il
__________________
7
8
9
4/10
Résolution 71/3.
Voir A/63/591, annexe.
Voir A/72/559, annexe.
17-22392