A/RES/71/326
Lutte contre le trafic d’espèces sauvages
appliquer la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de
flore sauvages menacées d’extinction, notamment en leur apportant une assistance
financière ou technique, en soutenant leurs démarches visant à obtenir une aide
financière dans le cadre du Fonds pour l’environnement mondial et en leur
fournissant des ressources financières ou en nature destinées à organiser les activités
de renforcement des capacités voulues, entre autres pour l’application des
résolutions et des décisions adoptées à la dix-septième Conférence des Parties à la
Convention ;
13. Encourage les États Membres à promouvoir le développement durable
dans ses trois dimensions d’une manière novatrice, coordonnée et respectueuse de
l’environnement, et dans un esprit d’ouverture et de solidarité, ce qui imp lique une
stratégie globale visant à protéger la faune et la flore sauvages et à combattre avec
détermination le commerce illicite d’espèces sauvages et de produits qui en sont
issus ;
14. Encourage également les États Membres à donner aux populations
locales d’autres moyens d’assurer durablement leur subsistance, y compris en tirant
parti des espèces sauvages locales, et à éliminer la pauvreté au moyen notamment de
partenariats novateurs à gestion partagée consacrés à la protection des espèces
sauvages, prenant par exemple la forme d’aires protégées au niveau local, de
partenariats publics-privés, d’activités de tourisme durable, d’accords de partage des
recettes et d’autres sources de revenu, comme l’agriculture durable ;
15. Encourage en outre les États Membres à incorporer, dans leurs politiques
et plans de développement et dans la programmation des activités de coopération
pour le développement, des mesures de lutte contre le commerce illicite d’espèces
sauvages et à continuer de sensibiliser le public, au niveau individuel et collectif, à
l’idée de modes de vie durables dans un monde où la faune et la flore sauvages et
les autres espèces vivantes sont protégées ;
16. Demande aux États Membres de lancer ou de renforcer des partenariats
collaboratifs aux niveaux local, régional, national et international entre les
organismes de développement et de préservation de l’environnement, afin de mieux
soutenir les efforts de protection des espèces sauvages déployés par les populations
locales et d’aider celles-ci à tirer avantage de la protection et de la gestion durable
de ces espèces ;
17. Encourage vivement les États Membres à favoriser davantage,
notamment dans le cadre de la coopération transnationale et régionale, le
développement de moyens de subsistance viables et, selon qu’il convient, de
substitution pour les communautés touchées par le commerce illicite d’espèces
sauvages et ses incidences dommageables, avec la pleine participation des
communautés vivant dans les habitats de ces espèces et à proximit é de ceux-ci, en
tant que partenaires actifs dans la conservation et la gestion durable, renforçant ainsi
les droits des membres de ces communautés et leur capacité de gérer les espèces et
la vie sauvages et d’en tirer parti ;
18. Encourage également vivement les États Membres à participer aux efforts
de coordination des donateurs et de partage des connaissances déployés au niveau
mondial, régional et national, dans le but de faire mieux connaître les enjeux et
d’attirer davantage d’investissements bilatéraux, multilatéraux ou privés en faveur
de la prévention et de la répression du commerce illicite d’espèces sauvages,
l’objectif étant de maximiser collectivement l’efficacité des investissements et de
nouer des liens avec de nouveaux partenaires ;
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