A/RES/55/79 16. Prend note avec satisfaction des conclusions concertées 1999/1 adoptées par le Conseil économique et social le 23 juillet 1999, dans lesquelles le Conseil a notamment demandé que les enfants fassent l’objet d’efforts interorganisations systématiques, concertés et intégrés, et que des ressources suffisantes soient allouées de façon durable tant à l’assistance immédiate qu’aux mesures à long terme en faveur des enfants pendant toutes les phases des situations d’urgence 20; 17. Prie instamment les États de prendre les mesures voulues pour assurer la réadaptation, le rétablissement physique et psychologique ainsi que la réinsertion sociale de tous les enfants victimes d’un conflit armé, invite la communauté internationale à concourir à cette entreprise, et souligne qu’il importe de tenir systématiquement compte des besoins spéciaux et de la vulnérabilité particulière des petites filles pendant et après les conflits; 18. Demande aux États et aux organismes compétents des Nations Unies de continuer à appuyer les campagnes nationales et internationales d’action antimines, notamment au moyen de contributions financières, de programmes de sensibilisation aux mines, d’assistance aux victimes et d’activités de réadaptation ciblées sur les enfants, et se félicite des effets bénéfiques qu’ont sur les enfants les mesures législatives concrètes adoptées au sujet des mines antipersonnel; 19. Invite les États, les donateurs multilatéraux et le secteur privé à coopérer et à engager les ressources nécessaires pour mettre au point sans tarder des techniques nouvelles et plus efficaces de détection des mines et de déminage afin d’appuyer l’action antimines; 20. Constate avec préoccupation l’impact qu’ont les armes légères sur les enfants en situation de conflit armé, en particulier en raison de la production et du trafic illicites de ces armes, et demande aux États de s’attaquer au problème, notamment au cours de la Conférence des Nations Unies sur le commerce illicite des armes légères sous tous ses aspects qui doit se tenir en 2001; 21. Recommande que, chaque fois que des sanctions sont imposées, leurs répercussions sur les enfants soient mesurées et contrôlées et que les dérogations accordées pour des raisons humanitaires soient ciblées sur les enfants et assorties de directives clairement formulées pour leur application; 22. Demande aux États, aux organes et institutions des Nations Unies et aux organisations régionales compétents de tenir compte des droits de l’enfant dans toutes les activités menées pendant et après les conflits, y compris les programmes de formation et les opérations de secours d’urgence, les programmes de pays et les opérations sur le terrain visant à promouvoir la paix et à prévenir et régler les conflits, et la négociation et l’application des accords de paix et, vu les conséquences à long terme qui en découlent pour la société, souligne qu’il importe de prévoir des dispositions concernant spécifiquement les enfants, notamment sur la dotation en ressources, dans les accords de paix et arrangements négociés par les parties à un conflit; 23. Demande à tous les États, conformément aux normes du droit international humanitaire, d’intégrer dans les programmes de formation et de sensibilisation aux sexospécificités destinés aux membres de leurs forces armées, en particulier ceux affectés à des opérations de maintien de la paix, des directives 20 Voir Documents officiels de l’Assemblée générale, cinquante-quatrième session, Supplément no3 (A/54/3/Rev.1), chap. VI, par. 5. 14

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