Les droits humains dans l’administration de la justice A/RES/79/172 rouages les moyens de leur efficacité, comme le veulent les Principes et lignes directrices des Nations Unies relatifs à l’accès à l’assistance juridique en matière pénale 31 ; 23. Exhorte les États à prendre toutes les mesures nécessaires, y compris en lien avec l’utilisation des technologies numériques, pour prévenir et éliminer, en droit et dans la pratique, la discrimination à l’égard des personnes vulnérables ou marginalisées dans l’administration de la justice, qui peut aussi entraîner l’incarcération excessive de ces personnes et leur surreprésentation dans l’ensemble du processus de justice pénale ; 24. Exhorte également les États à prêter une attention particulière aux conditions de détention ou d’emprisonnement des personnes vulnérables ou marginalisées et à leurs besoins particuliers ; 25. Continue d’encourager les États à accorder l’attention voulue aux Règles de Bangkok lorsqu’ils arrêtent et mettent en œuvre des textes, procédures, dispositifs et plans d’action dans ce domaine, et invite les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales concernés, le Haut-Commissariat, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et toutes les autres organisations concernées à tenir compte desdites règles dans leurs activités ; 26. Encourage les États à revoir les politiques pénales qui peuvent contribuer à l’incarcération excessive et à la surpopulation carcérale, en particulier les politiques dites de « tolérance zéro », comme par exemple le recours obligatoire à la détention provisoire et l’imposition de peines minimales obligatoires, notamment pour des infractions mineures ou non violentes ; 27. Considère que le traitement réservé à tout enfant ou mineur soupçonné, accusé ou convaincu d’infraction à la loi, en particulier ceux qui sont privés de liberté, ainsi qu’à tout enfant victime ou témoin d’une infraction, devrait être compatible avec ses droits, sa dignité et ses besoins, dans le respect du droit international, compte tenu des normes internationales relatives aux droits humains applicables à l’administration de la justice, ainsi que de l’âge, du sexe, de la situation sociale et de l’épanouissement de l’enfant, et demande aux États parties à la Convention relative aux droits de l’enfant et aux États parties aux Protocoles facultatifs s’y rapportant de se conformer strictement aux principes et dispositions qui y sont énoncés ; 28. Rappelle l’étude mondiale sur les enfants privés de liberté 32 et le rlle moteur joué par la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants dans le cadre de la suite donnée à l’étude en coopération avec les autres entités de l’équipe spéciale interinstitutions de s Nations Unies et le groupe des organisations non gouvernementales, et encourage à cet égard les États Membres, les institutions, fonds, programmes et bureaux des Nations Unies, ainsi que les autres parties concernées, à examiner la suite donnée à l’étude mondiale et les recommandations qui en sont issues ; 29. Encourage les États qui ne l’ont pas encore fait à faire une place aux questions qui intéressent les enfants dans l’ensemble de leurs activités de promotion de l’état de droit, et à arrêter et appliquer en matière de justice pour mineurs une politique globale et coordonnée qui donne la priorité à la prévention et à l’intervention précoce en vue de prévenir la délinquance juvénile, d’y remédier et de s’attaquer aux raisons qui font que des enfants ont affaire à la justice pour mineurs ou à la justice pénale ainsi qu’aux risques associés, en assurant la prise en charge nécessaire au moyen de systèmes de protection de l’enfance englobant protection sociale, éducation __________________ 31 32 24-24212 Résolution 67/187, annexe. A/74/136. 9/12

Select target paragraph3