A/RES/64/217
compris professionnelle, dans les domaines des affaires, de l’administration et des
technologies de l’information et des communications, et invite les associations de
chefs d’entreprise à soutenir l’action menée à cet égard au niveau national ;
27. Engage les gouvernements à créer un climat favorable à l’accroissement
du nombre de femmes chefs d’entreprise et au développement de leurs entreprises,
en leur ouvrant plus largement l’accès aux instruments financiers, en leur offrant des
activités de formation et des services de conseil, en facilitant la formation de
réseaux et le partage de l’information, et en élargissant leur participation aux
travaux des conseils consultatifs et autres instances pour qu’elles puissent contribuer
à l’élaboration et à l’examen des politiques et des programmes mis au point par les
institutions financières ;
28. Demande aux gouvernements de faire le nécessaire, notamment
d’adopter des mesures législatives et de créer des milieux de travail tenant compte
des besoins des familles et des femmes, pour que les femmes qui travaillent puissent
allaiter et faire garder leurs enfants et assurer la prise en charge des autres personnes
qui sont à leur charge ainsi que d’envisager de promouvoir des politiques et
programmes appropriés qui permettent aux hommes et aux femmes de concilier vie
professionnelle et responsabilités familiales et sociales ;
29. Engage les États Membres à adopter et appliquer des lois et politiques
permettant de concilier vie professionnelle et vie familiale, grâce notamment à des
formules souples d’organisation du travail, telles que le travail à temps partiel, et à
faire en sorte que les femmes et les hommes puissent obtenir divers congés tels que
congés de maternité, congés de paternité, congés parentaux et autres, et qu’ils ne
fassent pas l’objet de discrimination lorsqu’ils se prévalent de ces possibilités ;
30. Exhorte les États Membres à adopter des lois et politiques, ou à réviser
celles qui existent, pour que les femmes puissent elles aussi accéder à la propriété et
au contrôle des biens fonciers, immobiliers et autres, y compris par héritage et dans
le cadre de réformes foncières ou de transactions commerciales, et à prendre des
dispositions pour que ces textes soient appliqués ;
31. Exhorte les gouvernements à prendre des mesures pour favoriser l’équité
sur les plans de l’accès à la terre et des droits de propriété en organisant des
activités de formation afin de rendre les systèmes judiciaire, législatif et
administratif plus ouverts aux questions d’égalité des sexes, à assurer une aide
judiciaire aux femmes qui veulent faire valoir leurs droits, à soutenir les efforts des
groupes et réseaux de femmes et à mener des campagnes de sensibilisation sur la
nécessité d’assurer l’égalité des sexes en ce qui concerne les biens fonciers et
autres ;
32. Constate que l’autonomisation économique et politique des femmes, en
particulier des femmes pauvres, est une nécessité et, à cet égard, engage les
gouvernements à investir, avec l’appui de leurs partenaires de développement, dans
des projets d’infrastructure et autres projets appropriés visant notamment à assurer
l’approvisionnement en eau et l’assainissement dans les zones rurales et les
bidonvilles en vue d’améliorer les conditions de santé et de vie et d’alléger les
tâches qui incombent aux femmes et aux filles afin que celles-ci aient plus de temps
et d’énergie à consacrer à des activités productives, y compris la création
d’entreprises ;
33. Est consciente du rôle que joue l’agriculture dans le développement, et
souligne qu’il importe de revoir les politiques et stratégies agricoles pour que le rôle
crucial que jouent les femmes dans le domaine de la sécurité alimentaire soit
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