CEDAW/C/GC/31/Rev.1 CRC/C/GC/18/Rev.1 I. Introduction 1. La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention relative aux droits de l’enfant définissent des obligations juridiquement contraignantes de caractère aussi bien général que spécifique concernant l’élimination des pratiques préjudiciables. Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et le Comité des droits de l’enfant ont régulièrement, dans le cadre de leur mandat de surveillance, appelé l’attention sur ces pratiques qui touchent les femmes et les enfants, en particulier les filles. Compte tenu du recoupement de leurs mandats respectifs à cet égard et de leur volonté commune de prévenir et d’éliminer les pratiques préjudiciables et de répondre à ces pratiques, où qu’elles se produisent et quelle qu’en soit la forme, les deux Comités ont décidé d’élaborer conjointement la présente recommandation générale/observation générale. II. Objectif et portée de la recommandation générale/observation générale 2. L’objectif de la présente recommandation générale/observation générale est de préciser les obligations des États parties à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et à la Convention relative aux droits de l’enfant en leur donnant des orientations faisant autorité quant aux lois, aux politiques et aux autres mesures appropriées qu’ils doivent adopter pour s’acquitter pleinement de l’obligation que leur imposent les deux Conventions d’éliminer les pratiques préjudiciables. 3. Les Comités ont conscience que les pratiques préjudiciables touchent les femmes adultes, à la fois directement et en raison des effets à long terme des pratiques subies quand elles étaient petites filles. La présente recommandation générale/observation générale vient donc préciser les obligations des États parties à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en ce qui concerne les dispositions pertinentes qui visent à éliminer les pratiques préjudiciables qui portent atteinte aux droits des femmes. 4. De plus, les Comités ont conscience que les garçons sont aussi victimes de violence, de pratiques préjudiciables et de préjugés et que, pour que leur protection soit assurée et pour prévenir la violence fondée sur le genre et empêcher que se perpétuent tout au long de leur vie les préjugés et les inégalités fondées sur le genre, il faut également s’intéresser à leurs droits. C’est pourquoi il est fait ici référence aux obligations des États parties à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant les pratiques préjudiciables découlant de la discrimination qui entravent l’exercice par les garçons de leurs droits. 5. La présente recommandation générale/observation générale devrait être lue en parallèle avec les recommandations générales et les observations générales pertinentes formulées par les deux Comités, en particulier la recommandation générale n o 19 (1992) du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes sur la violence à l’égard des femmes, et les observations générales no 8 (2006) sur le droit de l’enfant à une protection contre les châtiments corporels et les autres formes cruelles ou dégradantes de châtiments, et no 13 (2011) sur le droit de l’enfant d’être protégé contre toutes les formes de violence du Comité des droits de l’enfant. La recommandation générale no 14 (1990) du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes sur l’excision est mise à jour par la présente recommandation générale/observation générale. III. Raison d’être de la recommandation générale/ observation générale 6. Les deux Comités observent constamment que les pratiques préjudiciables sont profondément enracinées dans des normes sociales selon lesquelles, sur la base d’une attribution stéréotypée des rôles, les femmes et les filles sont inférieures aux hommes et aux GE.19-07611 3

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