Question des Îles Turques et Caïques
A/RES/71/117
Notant l’importance des conclusions et des recommandations adoptées à
l’issue du séminaire, qui sont annexées au rapport du Comité spécial 5 et qui
présentent les résultats du séminaire, notamment en ce qui concerne les moyens
d’avancer sur la voie de la décolonisation, compte tenu du fait qu’elle a proclamé la
décennie 2011-2020 troisième Décennie internationale de l’élimination du
colonialisme 6,
Prenant note avec satisfaction de la contribution apportée au développement
de certains territoires par les institutions spécialisées et d’autres entités des Nations
Unies, en particulier la Commission économique pour l’Amérique latine et les
Caraïbes, la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique, le
Programme alimentaire mondial et le Programme des Nations Unies pour le
développement, ainsi que des institutions régionales telles que la Banque de
développement des Caraïbes, la Communauté des Caraïbes, l’Organisation des Ét ats
des Caraïbes orientales, le Forum des îles du Pacifique et les institutions membres
du Conseil des organisations régionales du Pacifique,
Prenant note de la déclaration faite par le représentant des Îles Turques et
Caïques au séminaire régional pour les Caraïbes tenu à Managua du 19 au 21 mai
2015,
Rappelant qu’une mission spéciale des Nations Unies a été envoyée aux Îles
Turques et Caïques en 2006, à la demande du gouvernement du territoire et avec le
consentement de la Puissance administrante,
Prenant note de la décision prise par la Puissance administrante de suspendre
l’application de certaines parties de l’Ordonnance constitutionnelle de 2006 des Îles
Turques et Caïques, de la présentation d’un projet de constitution ayant fait l’objet
de consultations publiques en 2011 et de l’adoption d’une nouvelle constitution pour
le territoire, ainsi que de l’élection d’un nouveau gouvernement en 2012,
Notant que la Puissance administrante, après un examen attentif, n’a pas
accepté les recommandations formulées dans le rapport de 2014 de la Commission
de révision de la Constitution, qui avait été présenté à l’Assemblée et examiné par
celle-ci, invoquant le fait que l’Ordonnance constitutionnelle de 2011 était
indispensable pour garantir que les Îles Turques et Caïques continuent de satisfaire
aux normes internationalement reconnues de bonne gouvernance, à la primauté du
droit et aux principes d’une saine gestion financière,
Rappelant que les chefs de gouvernement de la Communauté des Caraïbes ont
reçu, en mars 2014, des informations à jour concernant la situation dans les Îles
Turques et Caïques, qu’ils continueront de surveiller, et qu’ils ont exprimé leur
soutien au plein rétablissement de la démocratie sur le territoire selon des modalités
fixées par son peuple,
Notant la suspension en 2009 de l’Ordonnance constitutionnelle de 2006, par
laquelle ont été supprimés l’Assemblée et le Gouvernement démocratiquement élus,
suivie de l’instauration, pour une période de trois ans, d’une administration directe
exercée par la Puissance administrante, et prenant note de l’introduction d’une
nouvelle ordonnance constitutionnelle et de la tenue d’une élection sur le territoire
en 2012 ainsi que du fait que les chefs de gouvernement de la Communauté des
Caraïbes ont souscrit au rapport issu de la mission d’enquête envoyée par la
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Documents officiels de l’Assemblée générale, soixante et onzième session, Supplément no 23 (A/71/23).
Voir résolution 65/119.
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