Déclaration politique sur le VIH et le sida : accélérer la riposte pour lutter
contre le VIH et mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030
A/RES/70/266
48. Nous accueillons avec satisfaction les progrès importants accomplis dans le
domaine de la recherche de nouveaux outils biomédicaux pour la prévention,
notamment s’agissant du traitement comme outil de prévention, de la prophylaxie
avant l’exposition et des microbicides à base d’antirétroviraux, et de la circoncision
masculine médicale volontaire, mais nous constatons également qu’il faut accélérer
la recherche-développement, y compris en ce qui concerne les préparations à action
prolongée pour la prophylaxie avant l’exposition, les vaccins préventifs et
thérapeutiques contre le VIH et les interventions curatives ;
49. Nous savons que, pour parvenir au développement durable, chaque pays fait
face à des problèmes qui lui sont propres, et nous insistons sur les défis particuliers
que doivent relever les pays les plus vulnérables, surtout les pays d’Afrique, les
pays les moins avancés, les pays en développement sans littoral et les petits États
insulaires en développement, ainsi que sur les défis avec lesquels les pays à revenu
intermédiaire sont aux prises, et nous considérons que les pays en conflit méritent
également une attention particulière ;
50. Nous prenons acte de l’importance de la mobilisation des ressources à
l’échelle mondiale, qui a atteint environ 19,2 milliards de dollars des États-Unis
pour les programmes liés au VIH destinés aux pays à faible revenu et aux pays à
revenu intermédiaire en 2014 26 , et nous constatons que les nouvelles sources de
financement complémentaire novatrices jouent un rôle considérable ;
51. Nous accueillons avec satisfaction le fait qu’entre 2006 et 2014, les
investissements intérieurs pour le VIH ont triplé, les sources de financement
nationales représentant 57 pour cent des investissements en 2014, et nous prenons
note du rôle que la Feuille de route de l’Union africaine pour la responsabilité
partagée et la solidarité mondiale dans la lutte contre le sida, la tuberculose et le
paludisme en Afrique a joué à cet égard ;
52. Nous savons que le financement de la lutte contre le VIH et le sida reste
insuffisant et qu’il faut encourager encore le transfert de technologie selon des
modalités arrêtées d’un commun accord, améliorer l’accès aux médicaments dans
les pays en développement, continuer de renforcer les capac ités et accroître la
recherche-développement ;
53. Nous constatons que de nombreux pays sont en mesure d’investir bien plus
qu’ils ne le font : parmi les pays développés, quatre seulement investissent dans la
lutte contre le sida des sommes qui dépassent en pourcentage la part de leur pays
dans le produit intérieur brut mondial ; nous considérons que les pays développés et
les pays en développement devraient s’employer à accroître nettement le
financement de la lutte contre le VIH et le sida, y compris le financement interne ;
54. Nous savons que, si nous n’accélérons pas la riposte dans le cadre de
l’ensemble des activités de prévention et de traitement au cours des cinq prochaines
années en augmentant les investissements, en investissant massivement au tou t
début et en élargissant considérablement l’étendue des services liés au VIH de
manière à faire baisser les taux de nouvelles infections à VIH et de décès liés au
sida, l’épidémie risque de reprendre dans certains pays et que nous ne pourrons
peut-être pas atteindre les cibles dans les délais fixés ni tenir les engagements
ambitieux que nous avons pris, y compris la cible 90-90-90 23 fixée par le
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Voir A/70/811, sect. III, tableau 1.