A/RES/55/203
Se félicitant de l’adoption à Aruba, le 16 octobre 1999, du Protocole relatif à la
pollution due à des sources et activités terrestres 7 se rapportant à la Convention pour
la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes,
Se félicitant également de l’entrée en vigueur, le 18 juin 2000, du Protocole
relatif aux zones et à la vie sauvage spécialement protégées7 se rapportant à la
Convention pour la protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région
des Caraïbes,
Rappelant les travaux pertinents de l’Organisation maritime internationale,
Considérant que la zone de la mer des Caraïbes comprend un grand nombre
d’États, de pays et de territoires, dont la plupart sont des pays en développement et
de petits États insulaires en développement qui sont écologiquement fragiles et
économiquement vulnérables et sont aussi affectés, entre autres, par leurs capacités
limitées, l’étroitesse de leur base de ressources, le manque de ressources financières,
le niveau élevé de la pauvreté et les problèmes sociaux qui en résultent ainsi que les
problèmes et possibilités liés à la mondialisation et à la libéralisation des échanges,
Consciente que la mer des Caraïbes se caractérise par une diversité biologique
exceptionnelle et un écosystème très fragile,
Soulignant que les pays des Caraïbes sont très vulnérables du fait des
changements et des fluctuations climatiques et des phénomènes qui y sont associés,
notamment l’élévation du niveau de la mer, le phénomène de l’oscillation australe
El Niño et l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des catastrophes
naturelles causées par les cyclones, les inondations et les sécheresses, et qu’ils sont
également exposés à des catastrophes naturelles telles que les éruptions volcaniques,
les raz-de-marée et les séismes,
Se félicitant de la mise en place du groupe de travail sur El Niño/La Niña au
sein de l’Équipe spéciale interinstitutions pour la prévention des catastrophes,
Consciente que la plupart des pays des Caraïbes sont fortement tributaires de
leurs zones côtières et du milieu marin en général pour répondre à leurs besoins et
réaliser leurs objectifs en matière de développement durable,
Rendant hommage au Programme des Nations Unies pour l’environnement du
processus qu’il engage en ce qui concerne les perspectives en matière
d’environnement dans la zone des Caraïbes, et sachant gré au Programme pour
l’environnement des Caraïbes du Programme des Nations Unies pour
l’environnement de l’appui qu’il apporte au déroulement de ce processus,
Constatant que l’utilisation intensive de la zone de la mer des Caraïbes aux
fins du transport maritime ainsi que le nombre considérable et l’imbrication des
zones maritimes placées sous des juridictions nationales différentes dans lesquelles
les pays des Caraïbes exercent les droits et s’acquittent des obligations qui sont les
leurs en droit international entravent la gestion efficace des ressources,
Notant le problème de la pollution marine posée, entre autres, par les sources
terrestres et la menace constante de pollution par les déchets et les eaux usées en
provenance des navires et par le rejet accidentel de substances dangereuses et
nocives dans la zone de la mer des Caraïbes,
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Voir www.cep.unep.org/law.