A/HRC/RES/58/9 pratiques, et de s’attaquer aux obstacles structurels persistants et aux rapports de force inégaux qui génèrent des inégalités et les perpétuent d’une génération à l’autre ; 16. Demande aux États : a) D’adopter des procédures pour la collecte d’informations et l’évaluation, y compris des outils de mesure des progrès accomplis en matière de développement durable qui viennent en complément et aillent au-delà du produit intérieur brut, et des indicateurs relatifs aux droits de l’homme contextualisés au niveau national pour soutenir les processus décisionnels et mesurer les progrès accomplis dans l’application des lois, des politiques et des mesures qui visent à faire respecter, protéger et réaliser les droits économiques, sociaux et culturels et à lutter contre la discrimination et les inégalités, et de renforcer les procédures existantes, de les utiliser ou d’en promouvoir l’utilisation, étant entendu que ces procédures devraient respecter les droits de l’homme, y compris le droit à la vie privée, être transparentes et participatives et être soumises au principe de responsabilité ; b) De renforcer le rôle et les capacités des institutions nationales des droits de l’homme conformément aux Principes concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des droits de l’homme (Principes de Paris) ainsi que ceux des organes chargés de l’égalité s’agissant de protéger l’espace civique et de contribuer à la consolidation de la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels, et d’aider les parties prenantes à déterminer les mesures appropriées pour atteindre les objectifs de développement durable aux niveaux national et local ; c) D’envisager d’établir, en ce qui concerne les obligations et les recommandations relatives aux droits de l’homme, un mécanisme national d’application, d’établissement de rapports et de suivi, ou de renforcer le mécanisme existant, sachant la contribution de ces mécanismes aux processus d’application, d’établissement de rapports et de suivi, et la possibilité qu’ils offrent de mener des initiatives transversales pour renforcer la réalisation des droits économiques, sociaux et culturels et assurer le suivi et l’examen des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable et dans la suite donnée aux engagements internationaux et nationaux issus des grandes conférences et des réunions au sommet des Nations Unies ; 17. Est conscient du travail accompli par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels pour aider les États parties au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels à s’acquitter de leurs obligations, notamment en élaborant des observations générales, en examinant les rapports périodiques et, dans le cas des États parties au Protocole facultatif se rapportant au Pacte, en examinant les communications émanant de particuliers ; 18. Est conscient également du travail accompli, dans leurs domaines de compétence respectifs, par les autres organes conventionnels et les titulaires de mandat au titre des procédures spéciales, pour promouvoir et protéger les droits économiques, sociaux et culturels, et du rôle important que l’Examen périodique universel revêt à cet égard ; 19. Préconise une coopération renforcée et une coordination accrue entre le Comité des droits économiques, sociaux et culturels et les autres organes conventionnels, les organes, institutions spécialisées et programmes des Nations Unies et ses propres mécanismes dont les activités ont des effets sur les droits économiques, sociaux et culturels, selon des modalités qui respectent leurs mandats distinctifs et promeuvent leurs politiques, programmes et projets ; 20. Apprécie et encourage l’importante contribution des organisations régionales, des institutions nationales des droits de l’homme, des mécanismes nationaux d’application, d’établissement de rapports et de suivi, des autorités locales et régionales, des peuples autochtones et de la société civile, y compris les organisations non gouvernementales, les établissements universitaires et instituts de recherche, les entreprises et les syndicats, à la promotion et à la protection des droits économiques, sociaux et culturels, y compris leurs activités de formation et d’information, et souligne qu’il importe que les personnes concernées soient consultées au sujet des décisions qui les touchent et y participent ; 6 GE.25-05378

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