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développement après conflit. En revanche, l’accès à la justice, les réparations, la
participation à la vie politique, le regroupement familial, l’éducation, le
rétablissement des moyens de subsistance et l’accès aux documents sont des critères
qui sont souvent négligés.
36. On peut trouver dans plusieurs accords récents des exemples de dispositions
relatives à des solutions durables. Dans l’Accord politique pour la paix et la
réconciliation en République centrafricaine signé en 2019, le Gouvernement s’engage
explicitement à créer les conditions nécessaires au retour volontaire, à la réintégration
et à la réinsertion sociale des personnes déplacées à l’intérieur du pays, notamment
en adoptant des instruments visant spécifiquement à protéger leurs droits à la terre et
à d’autres biens [art. 4 k)]. Les groupes armés signataires sont tenus de respecter les
biens des communautés, y compris lorsqu’elles sont en situation de déplacement
[art. 5 i)]. L’accord de paix pour la Colombie de 2016 contient plusieurs engagements
à traiter les causes sous-jacentes des déplacements et à faire en sorte que les violations
des droits humains, notamment les déplacements arbitraires, ne se reproduisent pas.
L’État a intégré ces engagements dans le droit commun. Ils concernent notamment
des mesures prévoyant le lancement d’une réforme rurale intégrale, un élargissement
de la participation à la vie politique, des moyens de lutte contre le commerce illicite
de drogues et le respect des droits des victimes à travers la résolution des problèmes
structurels qui ont été à l’origine du conflit interne 27. Aux Philippines, l’Accord global
sur le Bangsamoro prévoit des programmes de développement socio-économique en
faveur des personnes déplacées à l’intérieur du pays 28, qui sont intégrés dans le droit
commun en vertu de la loi organique du Bangsamoro (art. XIV, sect. 1).
C.
Traiter les causes profondes de la violence et des déplacements, et
promouvoir la réconciliation
37. La viabilité à long terme des accords de paix et des solutions durables au
problème des déplacements internes dépend de la mesure dans laquelle ces accords et
les processus de consolidation de la paix qui y sont associés traitent les causes
profondes de la violence et des déplacements. Pour pouvoir se sentir en sécurité dans
leur lieu de résidence, faire confiance aux institutions chargées de faire respecter leurs
droits et reconstruire leur vie, les victimes de violations des droits humains, y compris
les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays, doivent recevoir des gages
significatifs que des mesures ont été prises pour empêcher les violations de leurs
droits humains et faire en sorte qu’elles ne se reproduiront plus à l’avenir.
38. Les acteurs internationaux, nationaux et locaux de la paix devraient adopter une
démarche prenant en compte les conflits, dans laquelle les mesures de prévention des
déplacements internes et des conflits futurs sont privilégiées. Leurs actions devraient
contribuer à renforcer des infrastructures de paix nationales et locales telles que les
mécanismes communautaires de règlement des différends, ceux-ci pouvant atténuer
les tensions, les violences et les conflits futurs, et servir d’enceinte pour un dialogue
entre les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les communautés d’accueil.
Dans son Nouvel Agenda pour la paix, le Secrétaire général préconise l’établissement
de stratégies nationales de prévention qui donnent aux acteurs de la paix l’occasion
de collaborer avec les acteurs de l’aide humanitaire, des droits humains et du
développement pour créer des conditions propices à la mise en place
d’environnements protecteurs pour l’élaboration de solutions durables et le plein
respect des droits humains, sans discrimination.
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24-15773
Communication de la Cour constitutionnelle de Colombie (2024).
Annexe sur la normalisation, sect. G, par. 1.
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