A/RES/52/185
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1. Prend acte du rapport du Secrétaire général sur l'endettement des pays en développement au milieu
de l'année 19973;
2. Considère que des solutions efficaces, équitables, propices au développement et durables du
problème que constituent l'encours et le service de la dette extérieure des pays en développement peuvent
sensiblement contribuer à stimuler l'économie mondiale et à aider les pays en développement qui s'efforcent
de parvenir à une croissance économique soutenue et à un développement durable, conformément aux
résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et aux décisions prises à l'occasion des conférences des
Nations Unies les plus récentes;
3. Note qu'il est essentiel d'aller de l'avant, notamment en appliquant rapidement des approches
novatrices et des mesures concrètes, pour contribuer à apporter des solutions efficaces, équitables, propices
au développement et durables au problème que constituent pour les pays en développement, en particulier
les plus pauvres et les plus endettés, l'encours et le service de leur dette extérieure;
4. Note également, tout en reconnaissant les avantages de la libéralisation des flux de capitaux
internationaux, que l'instabilité des flux de capitaux à court terme et des taux de change peut avoir un impact
défavorable sur les taux d'intérêt et l'endettement des pays en développement, et souligne qu'il importe
d'appliquer les politiques de façon cohérente afin d'atténuer cet impact;
5. Souligne qu'il importe que les pays en développement continuent à s'efforcer de créer un climat
favorable aux investissements étrangers afin de promouvoir la croissance économique et un développement
durable, ce qui les aidera à s'affranchir du joug de leur dette et de son service, et souligne également qu'il
faut que la communauté internationale favorise l'établissement d'un environnement économique extérieur
propice, notamment par des mesures contribuant à améliorer l'accès aux marchés, à stabiliser les taux de
change, à assurer une maîtrise effective des taux d'intérêt internationaux, à accroître les courants de ressources
vers les pays en développement, à leur ouvrir plus largement l'accès aux marchés financiers internationaux
et aux flux de ressources financières, ainsi qu'à leur faciliter l'accès à la technologie;
6. Souligne également que la stratégie de la dette qui se fait jour doit reposer sur un environnement
international favorable et positif, et notamment sur l'application intégrale des résultats des négociations
commerciales multilatérales du Cycle d'Uruguay et des décisions ministérielles de Marrakech en faveur des
pays les moins avancés et des pays en développement importateurs nets de produits alimentaires4;
7. Souligne en outre qu'il importe que les mécanismes existants pour alléger la dette par le biais de
différents programmes de conversion de la dette, le cas échéant, tels que conversions de la dette en prises
de participation, conversions de dettes en investissements écologiques, conversions de créances pour le
financement de programmes en faveur de l'enfance et autres conversions de créances pour le financement de
projets de développement, soient largement utilisés pour appuyer les efforts de développement des pays
concernés, appuyer les mesures en faveur des couches les plus vulnérables de la population de ces pays et
favoriser la mise au point de techniques de conversion de dettes à appliquer dans le cadre de programmes
et projets de développement social, conformément aux priorités du Sommet mondial pour le développement
social tenu à Copenhague en mars 19955;
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A/52/290.
4
Voir Instruments juridiques reprenant les résultats des négociations commerciales multilatérales du Cycle
d'Uruguay faits à Marrakech le 15 avril 1994 (publication du secrétariat du GATT, numéro de vente:
GATT/1994-7).
5
Voir Rapport du Sommet mondial pour le développement social, Copenhague, 6-12 mars 1995 (publication
des Nations Unies, numéro de vente: F.96.IV.8).
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