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50. Le secteur des voyages et du tourisme, qui continue de se relever de la pandémie,
dispose aujourd’hui d’une occasion sans précédent pour intégrer la protection des
enfants et l’évaluation des risques et des conséquences pour les enfants à chaque étape
de son développement et de son fonctionnement – tout au long des chaînes de valeur
et dans toutes les destinations. On ne peut pas se permettre de laisser passer c ette
occasion. Le secteur peut s’appuyer sur les mesures qu’il avait prises avant la
pandémie de COVID-19 pour trouver de nouvelles solutions : mesures de protection
de l’enfance dans les services et les infrastructures, formation du personnel et
politiques de tolérance zéro, application régulière de procédures de diligence
raisonnable et réalisation d’évaluations de l’impact sur les droits de l’enfant, mise en
place de mécanismes de signalement efficaces et coopération avec les autorités
chargées de faire respecter la loi.
B.
Réexaminer et redynamiser l’action menée
51. Il existe déjà une base solide pour agir face aux problèmes et aux risques décrits
ci-dessus. Des mesures importantes ont été prises par toute une série de parties
prenantes – y compris les acteurs du secteur des voyages et du tourisme – aux niveaux
mondial, régional et national pour mener une action de prévention, de riposte et d’aide
aux victimes efficace face aux violences contre les enfants dans le contexte des
voyages et du tourisme.
52. Au niveau mondial, la déclaration et l’appel à l’action issus du pre mier Sommet
international sur la protection des enfants dans le contexte des voyages et du tourisme,
qui s’est tenu en 2018, ont permis de définir des mesures clés pour prévenir les
violences de manière active, globale, adaptée au contexte et durable, ains i que des
cadres juridiques solides pour protéger les enfants et poursuivre les auteurs. La
déclaration et l’appel à l’action s’appuient sur les conclusions et les recommandations
du rapport phare de 2016 intitulé Offenders on the Move: Global Study on the Sexual
Exploitation of Children in Travel and Tourism 39 (Délinquants en voyage : étude
mondiale sur l’exploitation sexuelle des enfants dans le contexte des voyages et du
tourisme), mais tient également compte de formes de violence autres que
l’exploitation sexuelle.
53. Dans les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme
de 2011, l’ONU a présenté des mesures que les entreprises devraient prendre afin de
connaître et de respecter les droits humains (A/HRC/17/31, annexe). Dans le
prolongement de ces Principes directeurs, les Principes régissant les entreprises dans
le domaine des droits de l’enfant de 2013 décrivent des mesures que les entreprises
peuvent prendre pour protéger les droits de l’enfant dans le contexte des voyages et
du tourisme, notamment le droit de l’enfant d’être à l’abri de toutes les formes de
violence 40. Le Cadre environnemental et social de la Banque mondiale vise à protéger
les populations contre les retombées négatives que pourraient avoir les projets
financés par la Banque – telles que la traite et le travail des enfants –, y compris les
projets qui concernent le développement du secteur des voyages et du tourisme 41.
54. Le Code mondial d’éthique du tourisme de l’Organisation mondiale du
tourisme, qui était un cadre non contraignant pour la mise en place d’un tourisme
responsable et durable, a été transformé en 2019 en un instrument contraignant, la
Convention-cadre relative à l’éthique du tourisme. Dans la Conven tion-cadre, en
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Hawke et Raphael, Offenders on the Move.
Voir UNICEF, Pacte mondial et Save the Children, « Principes régissant les entreprises dans le
domaine des droits de l’enfant », 2012.
Voir https://projects.banquemondiale.org/fr/projects-operations/environmental-and-socialframework.
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