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65. Si elles ne l’ont pas encore fait, les entreprises du secteur des voyages et du
tourisme doivent intégrer des mesures de protection de l’enfance dans leurs modèles
de fonctionnement, appliquer des procédures de diligence raisonnable pour garantir
les droits de l’enfant et contribuer à prévenir et à traiter les violences contre les
enfants dans leurs activités et tout au long des chaînes de valeur, y compris les
entreprises qui travaillent en ligne et avec le secteur informel. Les mesures
volontaires de protection des enfants sont importantes, mais elles doivent être
complétées par une réglementation contraignante et des contrôles.
66. Il faut également soutenir pleinement d’autres parties prenante s et travailler
avec elles pour qu’elles puissent jouer leur rôle. Des investissements importants sont
nécessaires pour doter les services de répression de la capacité de traiter des questions
cruciales, notamment en améliorant l’échange d’informations et la collaboration pour
mettre fin à l’impunité des auteurs d’infractions à l’intérieur et au -delà des frontières
nationales, ainsi qu’à la corruption. Il faut également accroître les investissements en
faveur des organisations de la société civile pour leur permettre de jouer leurs rôles
essentiels, qu’il s’agisse de mener des actions de sensibilisation à la violence contre
les enfants ou de réagir rapidement aux cas de violence et d’activer les systèmes de
protection nationaux. Enfin, toute action doit s’ap puyer sur les points de vue et les
expériences des enfants. Il convient de reproduire et de promouvoir largement les
initiatives qui sont menées actuellement pour garantir la prise en considération des
expériences et des points de vue des enfants dans le contexte des voyages et du tourisme.
IV. Le temps presse
67. Le monde n’est pas sur la bonne voie pour mettre fin à toutes les formes de
violence contre les enfants et tenir la promesse faite à cet égard dans le Programme
de développement durable à l’horizon 2030. Trop d’enfants sont encore laissés de
côté dans tous les contextes, y compris dans le cadre des voyages et du tourisme.
68. Il est plus que jamais nécessaire de repenser ce que cela signifie de rendre les
voyages et le tourisme durables. Il n’est pas possible de parvenir à une croissance et
à un développement durables sans investir dans une protection et une prévention de
la violence intégrées qui soient adaptés aux enfants, qui tiennent compte de la
dimension du genre et qui couvrent tous les domaines. De même, on ne peut pas
séparer l’action visant à rendre les voyages et le tourisme durables de l’action visant
à mettre fin à la violence contre les enfants, compte tenu du caractère interdépendant
des objectifs de développement durable.
69. Le secteur des voyages et du tourisme a un rôle de premier plan à jouer dans
l’accélération de la réalisation du Programme 2030, en servant de trait d’union entre
la croissance économique, la protection de l’environnement et le développement
social. Il peut produire des avantages considérables pour les populations locales en
contribuant à créer des possibilités d’emploi, à garantir des conditions de travail
décentes, à préserver le patrimoine culturel, à lutter contre la pauvreté et la
discrimination, à développer les infrastructures et à investir dans les services de
protection de l’enfance et de protection sociale.
70. Le secteur des voyages et du tourisme a également un rôle moteur à jouer dans
le renforcement des partenariats et de la coopération, puisqu’il fait intervenir un large
éventail d’acteurs des secteurs privé et public, y compris les communautés locales. Et
ce n’est qu’en travaillant efficacement en partenariat qu’il sera possible de bâtir un
secteur des voyages et du tourisme véritablement durable et centré sur la protection
des enfants.
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