A/78/214 65. Si elles ne l’ont pas encore fait, les entreprises du secteur des voyages et du tourisme doivent intégrer des mesures de protection de l’enfance dans leurs modèles de fonctionnement, appliquer des procédures de diligence raisonnable pour garantir les droits de l’enfant et contribuer à prévenir et à traiter les violences contre les enfants dans leurs activités et tout au long des chaînes de valeur, y compris les entreprises qui travaillent en ligne et avec le secteur informel. Les mesures volontaires de protection des enfants sont importantes, mais elles doivent être complétées par une réglementation contraignante et des contrôles. 66. Il faut également soutenir pleinement d’autres parties prenante s et travailler avec elles pour qu’elles puissent jouer leur rôle. Des investissements importants sont nécessaires pour doter les services de répression de la capacité de traiter des questions cruciales, notamment en améliorant l’échange d’informations et la collaboration pour mettre fin à l’impunité des auteurs d’infractions à l’intérieur et au -delà des frontières nationales, ainsi qu’à la corruption. Il faut également accroître les investissements en faveur des organisations de la société civile pour leur permettre de jouer leurs rôles essentiels, qu’il s’agisse de mener des actions de sensibilisation à la violence contre les enfants ou de réagir rapidement aux cas de violence et d’activer les systèmes de protection nationaux. Enfin, toute action doit s’ap puyer sur les points de vue et les expériences des enfants. Il convient de reproduire et de promouvoir largement les initiatives qui sont menées actuellement pour garantir la prise en considération des expériences et des points de vue des enfants dans le contexte des voyages et du tourisme. IV. Le temps presse 67. Le monde n’est pas sur la bonne voie pour mettre fin à toutes les formes de violence contre les enfants et tenir la promesse faite à cet égard dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030. Trop d’enfants sont encore laissés de côté dans tous les contextes, y compris dans le cadre des voyages et du tourisme. 68. Il est plus que jamais nécessaire de repenser ce que cela signifie de rendre les voyages et le tourisme durables. Il n’est pas possible de parvenir à une croissance et à un développement durables sans investir dans une protection et une prévention de la violence intégrées qui soient adaptés aux enfants, qui tiennent compte de la dimension du genre et qui couvrent tous les domaines. De même, on ne peut pas séparer l’action visant à rendre les voyages et le tourisme durables de l’action visant à mettre fin à la violence contre les enfants, compte tenu du caractère interdépendant des objectifs de développement durable. 69. Le secteur des voyages et du tourisme a un rôle de premier plan à jouer dans l’accélération de la réalisation du Programme 2030, en servant de trait d’union entre la croissance économique, la protection de l’environnement et le développement social. Il peut produire des avantages considérables pour les populations locales en contribuant à créer des possibilités d’emploi, à garantir des conditions de travail décentes, à préserver le patrimoine culturel, à lutter contre la pauvreté et la discrimination, à développer les infrastructures et à investir dans les services de protection de l’enfance et de protection sociale. 70. Le secteur des voyages et du tourisme a également un rôle moteur à jouer dans le renforcement des partenariats et de la coopération, puisqu’il fait intervenir un large éventail d’acteurs des secteurs privé et public, y compris les communautés locales. Et ce n’est qu’en travaillant efficacement en partenariat qu’il sera possible de bâtir un secteur des voyages et du tourisme véritablement durable et centré sur la protection des enfants. 23-14372 19/19

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