A/RES/56/124
fondamentaux de la réduction de la demande de drogues, en notant, en particulier,
les liens existant entre le trafic de drogues, la criminalité organisée et le terrorisme ;
26. Prend note avec intérêt du débat tenu par la Commission des stupéfiants à
sa quarante-quatrième session sur le thème « Établir des partenariats pour s’attaquer
au problème mondial de la drogue », qui a permis un utile échange d’idées sur les
« démarches à suivre pour constituer des partenariats intra et intersectoriels, en
particulier dans les domaines de la santé, l’éducation, la répression et la justice » et
sur les « stratégies de prévention, d’éducation et d’intervention précoce, et tendances
de l’abus des drogues chez les enfants et les jeunes », ainsi que la poursuite d’un débat
thématique très ciblé ;
27. A conscience qu’il est souhaitable d’apporter un appui aux États qui sont
les plus touchés par le transit des drogues et sont disposés à mettre en œuvre des
plans pour l’éliminer et prie à cet égard le Programme des Nations Unies pour le
contrôle international des drogues de fournir une assistance technique, financée par
les contributions volontaires dont il dispose à cette fin, à ces États, en particulier
aux pays en développement qui ont besoin d’une telle assistance et d’un tel appui ;
28. Demande instamment à tous les États d’élaborer et d’appliquer à l’intention
des enfants, notamment des adolescents, des politiques et programmes visant à prévenir
l’usage des stupéfiants, des substances psychotropes et inhalées, sauf à des fins
médicales, et à réduire les conséquences néfastes de leur abus, ainsi que des politiques et
programmes préventifs, particulièrement contre l’usage du tabac et de l’alcool ;
29. Engage tous les États à assurer l’accès des traitements et des possibilités
de réadaptation appropriés aux enfants, notamment aux adolescents, tombés dans la
dépendance aux stupéfiants, aux substances psychotropes ou inhalées et à l’alcool ;
III
Action à mener dans le cadre des Nations Unies
1.
Souligne le rôle de la Commission des stupéfiants, qui est à la fois le
principal organe de décision des Nations Unies pour les questions de contrôle des
drogues et l’organe directeur du Programme des Nations Unies pour le contrôle
international des drogues ;
Réaffirme que le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies
2.
pour le contrôle international des drogues a pour rôle de coordonner et diriger
efficacement toutes les activités des Nations Unies en matière de lutte contre la
drogue, de façon à en réduire le coût et en assurer la cohérence, ainsi que de veiller
à la coordination, la complémentarité et le non-chevauchement de ces activités dans
l’ensemble du système, et encourage de nouveaux efforts dans ce sens ;
3.
Souligne que du fait du caractère multidimensionnel du problème
mondial de la drogue, il faut tâcher d’intégrer et de coordonner les activités de lutte
contre la drogue de tout le système des Nations Unies, notamment dans le cadre du
suivi des grandes conférences des Nations Unies ;
4.
Invite les gouvernements et le Programme des Nations Unies pour le
contrôle international des drogues à accorder un haut rang de priorité à
l’amélioration de la coordination des activités des Nations Unies consacrées au
problème mondial de la drogue afin d’éviter les doubles emplois, d’accroître
l’efficacité et d’atteindre les objectifs approuvés par les gouvernements ;
Engage les institutions spécialisées, ainsi que les programmes et fonds,
5.
notamment les organisations humanitaires, et invite les institutions financières
multilatérales à prévoir dans leurs plans et programmes des mesures pour faire face
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