A/RES/59/240
nationaux, pour aider les pays en développement, en particulier les moins avancés
d’entre eux, à atteindre les objectifs de développement convenus sur le plan
international, notamment ceux figurant dans la Déclaration du Millénaire1 ;
5.
Souligne que, pour atteindre les objectifs communs que sont la
croissance, l’élimination de la pauvreté et le développement durable, il est crucial de
créer au niveau des pays les conditions nécessaires à la mobilisation de l’épargne
intérieure, tant publique que privée, au maintien d’un niveau adéquat
d’investissements productifs et au renforcement des capacités humaines, il est
essentiel d’accroître l’efficacité et la cohérence des politiques macroéconomiques et
il faut créer un environnement national propice afin de mobiliser les ressources
intérieures, d’accroître la productivité, de réduire la fuite des capitaux, d’encourager
le secteur privé, d’attirer l’aide et les investissements internationaux et d’en faire un
usage judicieux et, à cet égard, souligne également que les efforts visant à créer un
tel environnement devraient être appuyés par la communauté internationale ;
6.
Souligne également que, lorsque l’on considère les liens entre la
mondialisation et le développement durable, il faut en particulier s’attacher à
identifier et à appliquer des politiques et des pratiques qui se renforcent mutuellement
et qui encouragent la croissance économique, le développement social et la protection
de l’environnement, et que cela requiert des efforts aux niveaux national et
international ;
7.
Réaffirme que la réalisation des objectifs du développement et de
l’élimination de la pauvreté suppose notamment une bonne gouvernance dans
chaque pays et au niveau international, des politiques économiques rationnelles, des
institutions démocratiques solides à l’écoute des besoins de la population et de
meilleures infrastructures, qui sont le fondement d’une croissance soutenue, de
l’élimination de la pauvreté et de la création d’emplois, et que la transparence des
systèmes financiers, monétaires et commerciaux et l’engagement en faveur d’un
système financier et commercial multilatéral ouvert, équitable, réglementé,
prévisible et non discriminatoire sont également essentiels ;
8.
Souligne qu’une meilleure cohérence entre les efforts nationaux et
internationaux et entre les systèmes monétaire, financier et commercial
internationaux s’avère indispensable pour assurer, au niveau mondial, une bonne
gestion de l’économie ; dans ce contexte, réaffirme l’engagement qui a été pris
d’améliorer la cohérence entre ces systèmes en vue de renforcer leurs capacités de
façon qu’ils puissent mieux répondre aux besoins en matière de développement, et
constate qu’en termes de développement, les institutions jouent un rôle central ;
souligne que le développement devrait être au cœur du programme économique
international, et que la cohérence entre les stratégies nationales de développement,
d’une part, et les obligations et engagements internationaux, d’autre part, aiderait à
créer un climat économique favorable au développement ; et souligne qu’il faut
élargir et renforcer la participation des pays en développement et des pays en
transition à la prise de décisions économiques et à l’établissement de normes au
niveau international ;
9.
Souligne également qu’il importe de formuler des stratégies de
développement visant à réduire au minimum l’impact social négatif de la
mondialisation et à optimiser ses aspects positifs, tout en veillant à ce que toutes les
couches de la population, en particulier les plus pauvres, en bénéficient, et qu’au
plan international, les efforts doivent converger sur les moyens de parvenir aux
objectifs de développement convenus au niveau international, notamment ceux qui
sont énoncés dans la Déclaration du Millénaire ;
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